Spread the love
enseignement-m
Les membres du gouvernement ont donné l’assurance d’une année validée

Pas de crainte pour l’année scolaire 2017-2018. Le gouvernement s’attèle en intelligence avec les parties prenantes, à revoir le calendrier scolaire. Les ministres en charge de l’enseignement ont tenu à rassurer les uns et les autres

Les esprits noirs qui rêvaient d’une année scolaire invalidée n’auront pas gain de cause. Les actions se mènent en douce pour sauver les meubles et garantir une année pleine aux apprenants des écoles, collèges et universités du Bénin. Au cours de leurs différentes interventions, les responsables en charge de l’enseignement ont rassuré. A les entendre, il y aura la mise en place de programmes spéciaux pour l’acquisition du minimum nécessaire. En urgence, il sera procédé, de concert avec les partenaires sociaux, au réaménagement du calendrier scolaire. « Il y a eu 14 semaines de cours de façon normale et régulière. Tout peut être encore rattrapé malgré les 3 mois de grève. Des efforts seront faits pour rattraper le minimum nécessaire. Les 14 semaines ne seront pas rattrapées intégralement », ont-ils laissé entendre. Il est à souligner tout de même que le calendrier en cours reste valable pour les établissements privés. Seuls les publics subiront le réaménagement. On constate donc clairement qu’il n’y a pas encore péril en la demeure, car en dépit de la grève, il y a une marge considérable pour les différents réaménagements. Dans le processus de réorganisation du cours normal de l’année, il est à souligner que les grandes vacances seront un peu repoussées. Elles sont désormais prévues  pour le 14 juillet. Au niveau de l’université, les cours se déroulent normalement sur les autres sites à part Abomey-Calavi. A l’avis de la ministre de l’enseignement supérieur, les décisions idoines seront prises en cas de difficultés. L’argument souvent avancé par les habitués des grèves suicidaires, c’est le calendrier de l’Uemoa. Il est une évidence qu’il ne sera pas possible de respecter le calendrier de l’Uemoa cette année. « Il y aura un réaménagement. Nous voulons une formation de qualité. Le respect du calendrier de l’Uemoa ne se fera pas au détriment de la qualité de la formation chez nous », ont tenu à rappeler les membres du gouvernement en charge de l’enseignement..

 Le dialogue social en bonne marche

 La question du dialogue social est en train d’être gérée avec tact par le ré-gime en place. Avec une observation sur la durée, il est apparu que la mise en place du cadre sectoriel du dialogue social (Csds) a permis une grande avancée dans la prévention des crises. La difficulté est que ces crises n’ont presque jamais cessé en dépit des dispositions prises pour les contenir.  En venant aux affaires, le gouvernement actuel a tenu depuis 2016, toutes les sessions. Ainsi, en Décembre 2017, la satisfaction des revendications a été planifiée. A l’allure où vont les négociations, il n’est pas exagéré de dire qu’on  tend vers l’apaisement total. Au primaire, l’intersyndicale (Imp) a suspendu sa motion de grève (preuve de la main tendue et du dialogue) ; preuve de la bonne foi du gouvernement donnée. Il a tenu tous ses engagements. Dans la même veine, le gouvernement a enclenché un début de solution pour les statuts particuliers, bien que cela n’ait été prévu au budget 2018. La situation de paralysie n’a pas vraiment fait du bien à l’école. Toutes les parties en sont conscientes, et c’est justement la raison pour laquelle il faut saluer les efforts consentis par les syndicats qui ont décidé de la suspension de la motion de grève. Selon les ministres, le gouvernement s’active et continue de s’employer pour qu’il n’y ait pas d’année blanche. « L’essentiel sera fait pour qu’on aille au dégel total », ont-ils rassuré.

 Dispositions pour une éducation de qualité

 La question d’accès de tous à l’éducation implique la mise en place d’un certain nombre de dispositions. Il s’agit de la question des salles de classe pour contenir les apprenants en nombre exponentiel, la question de la prise en charge des tout petits pour les maintenir à l’école. A son arrivée, le gouvernement a perçu la nécessité de s’y pencher. L’état des lieux indiquait à l’avènement du régime, 9.000 salles de classe de déficit. Sur les 6000 salles de classe prévues par le Programme d’action du gouvernement sur les 5 ans, 1500 ont été déjà construites sur toute l’étendue du territoire national (soit une chance donnée à 75.000 écoliers d’avoir accès à l’école). 70.000 kits scolaires distribués par le Ministère de l’enseignement primaire. Dans le secondaire général, de 2016 à 2018, 120 salles de classe ont été programmées avec un taux de réalisation de 96%. Dans le technique et la formation professionnelle, les travaux sont engagés pour les lycées techniques et industriels dans la plupart des communes. Les réceptions provisoires débuteront à partir de juin 2018. Il faut souligner aussi la généralisation de la gratuité des frais d’inscription pour 2.000 filles dans les filières techniques et industrielles et 25 filles ont reçu intégralement des outils de formation. Dans l’enseignement supérieur, il y a eu la livraison de 7 amphis entièrement équipés  (2 à Parakou, 3 à Calavi…), 10 laboratoires construits, des salles de cours de 75 places et 6.000 tables et bancs répartis dans les universités. Il faut également souligner l’informatisation du système d’inscription et des examens, la modernisation de l’organisation des examens afin d’éviter les fraudes. Cela a permis aussi de réduire aussi le temps de l’organisation des examens. En gros, l’objectif est d’améliorer la qualité de l’homme, facteur essentiel de la croissance économique, conformément au pilier 2 du Programme d’action du gouvernement. Pour les inscriptions et le choix des filières, des réformes ont eu lieu : la première année, on était à un taux d’enrôlement de 90% pour l’inscription à l’université. L’année suivante, il y a eu autant de dossiers d’inscription que de dossiers de Baccalauréat. La bourse qui était payée en fin d’année est devenue mensuelle et payée à partir du 20 du mois comme chez les fonctionnaires. Toutes choses qui témoignent de l’engagement du gouvernement de réorganiser le secteur de l’enseignement qui constitue à n’en point douter le socle de tout développement.

 AT