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L’attention du ministre Jean-Claude Housou est sollicitée

L’eau potable est une denrée dont l’homme a le plus besoin pour vivre. A Dohio, une localité de la Commune de Comè, ce liquide vital se fait rare. Au regard de cette situation, les populations et le chef de village, Basile Amoussou, invitent les autorités  communales à parer au plus pressé.

Jarres souvent vides dans les habitations. C’est le triste quotidien des habitants de Dohio sise dans la commune de Comè. Dans cette localité proche de Guézin et à deux kilomètres environ du centre de la ville de Comè, l’accès à l’eau potable est devenu un calvaire pour les populations. Chaque jour, il leur faut marcher pendant une heure environ afin d’avoir de l’eau potable. Pour les femmes et les filles du village, c’est un parcours de combattant, car elles sont obligées de parcourir de longues distances, avec une bassine sur la tête afin de se procurer cette denrée vitale. A la quête de ce précieux sésame, les jeunes filles vont à l’école en retard. Seuls, ceux qui possèdent des moyens financiers ont la possibilité de se procurer cette denrée vitale. Les pauvres se contentent de l’eau du fleuve ou de la rivière. Malheureusement, cette eau qu’ils ramènent des rivières ou des lacs n’est souvent pas potable. Car, de nombreuses personnes et animaux y font leurs  besoins. Cette eau impropre est, pour beaucoup d’habitants du village, un nid de bactéries qui crée de nombreuses maladies dont la diarrhée et la dysenterie. « C’est un calvaire pour nous. On se lève très tôt le matin pour aller chercher cette eau qui est située à quelques centaines de mètres de notre localité », s’est plainte Clémence Tinglinsou, une des habitantes de la localité. Pour sa voisine, Victorine Tchatcha, la fin de la souffrance n’est pas pour bientôt, car les personnes de bonne volonté ne répondent pas encore à leurs cris de détresse. « Nous continuons de souffrir pour avoir l’eau potable dans le village. C’est très difficile. Si on ne trouve pas de voiture, on ne peut pas acheter et transporter cette eau potable. Dans ce cas, on est obligé de faire des navettes afin de se procurer cette denrée vitale. C’est très pénible pour nous. Nous souffrons trop », a-t-elle expliqué. Pour le Chef de village de Dohio, Basile Amoussou, c’est la panne de l’adduction d’eau du village qui est à la base de cette situation. Il a déclaré que cette infrastructure qui était érigée en 2013 faisait la fierté de toutes les populations. « Nous souffrions cruellement de cette denrée vitale avant que les donateurs ne viennent soulager la peine de nos enfants et de nos femmes en nous construisant cette infrastructure. Malheureusement, l’ouvrage a été confié à des gens qui ne s’y connaissent pas. Lorsque le joyau a été construit, les responsables en charge de sa réalisation n’ont pas mis de bons tuyaux de raccordement pour conduire l’eau dans les localités. Et quelques temps après, le système est tombé en panne sous l’effet des aléas climatiques », a-t-il fait savoir. A en croire certains cadres du village, cette difficulté d’accès à l’eau potable est due à un certain nombre de facteurs dont le manque de volonté politique à l’échelon supérieur, l’insuffisance d’investissements, l’accroissement rapide de la population, la mauvaise gestion et le mauvais entretien des installations hydrauliques. Outre ces facteurs, ils ont fait savoir que cette situation résulte de la mauvaise volonté des autorités locales de faire des investissements conséquents en matière d’accès des populations à l’eau potable. Dans ce contexte, ils  ont regretté le fait que l’objectif du millénaire pour l’eau qui précisait qu’il fallait diminuer de moitié le pourcentage d’individus sans accès à l’eau potable et à des installations sanitaires, ne soit pas atteint. « En 2010, l’objectif pour l’eau potable a été réalisé, mais il faut remarquer que la qualité de l’eau  laisse encore à désirer. L’eau n’est pas disponible tout le temps. Et il faut encore mettre un quart d’heure de marche pour la trouver. Malgré le progrès  réalisé, beaucoup de personnes restent sans accès à cette denrée de qualité », ont-ils mentionné.
 
Le plaidoyer des autorités locales
 
Face à cette situation, les populations de la localité de Dohio invitent les autorités communales à parer au plus pressé, car ont-elles déclaré, l’eau est une source de vie à laquelle tout le monde a droit. Elles ont souhaité que les autorités procèdent au changement des tuyaux de raccordement pour remettre en marche cette infrastructure. « La solution est simple. Il faut que les dirigeants investissent dans les installations d’adduction d’eau qui vont procurer aux populations des avantages évidents. Ainsi, des vies seront sauvées. Les frais pour les soins de santé vont baisser et l’émergence économique sera au rendez-vous », ont estimé les populations. « En fournissant de l’eau potable à tous, on règle le problème de la pauvreté à sa racine. Celui qui dispose d’un point d’eau à proximité  de son habitation a le temps de travailler, de s’occuper de sa famille et d’aller vite à son service. Donc, nous demandons aux autorités du pays et aux autorités communales de tout faire pour que nous puissions remplacer ces tuyaux endommagés afin qu’on puisse amener de l’eau dans le village », ont-elles souhaité.
 
Claude Ahovè
(Br Mono-Couffo)