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Le ministre de la santé et les autorités communales de Comè doivent penser à remédier aux nombreux problèmes du centre de santé de Doyi qui est à l’image de cette infirmerie

Plus rien ne va au centre de santé de Doyi. Situé à quelques kilomètres du centre ville de Comè, ce dispensaire est confronté à de  nombreuses difficultés. En dehors du manque de personnel dont il souffre, il ne dispose pas de matériels et moyens roulants. Face à cette situation, les populations crient leur ras-le-bol et invitent les autorités communales et nationales à parer au plus pressé en y déployant du personnel soignant qualifié.

Le centre de santé de Doyi situé à quelques kilomètres du centre de ville de Comè est en difficulté. Depuis sa réception en 2010, il n’a jamais fonctionné. Il est abandonné par les autorités en charge de la santé. Du laboratoire en passant par les salles de consultation à celles d’attente, aucun bureau n’est ouvert. Ils sont tous hermétiquement fermés. Minutieusement construit en matériaux définitifs, ce centre de santé n’offre pas encore les services de soins de santé que les populations de la localité attendent de lui. Le problème d’entretien fait constater la présence des reptiles et autres animaux qui se multiplient dans les bureaux de ce centre. A ces maux, s’ajoutent le manque de personnel. A en croire les populations, le seul agent que les autorités en charge de la santé a dû abandonner son poste, quelques jours après son déploiement dans ce centre. En dehors de ce manque criard de personnel, ce centre de santé ne dispose pas de matériels de soins. Il manque de médicaments et de stérilisateur. En effet, pour les usagers, deux raisons justifient l’abandon de ce centre de santé de Doyi. La première raison est liée selon eux, au problème d’électricité. Pour le sage du quartier, Basile Amoussou, de nombreux efforts ont été faits pour remédier à cette difficulté. Mais hélas. « Rien n’a bougé depuis ce temps. Nous avons tout fait pour amener les poteaux jusqu’à 20 m de ce centre. Nous avons fait cela pour que les autorités compétentes nous prennent l’abonnement et nous fassent le branchement.  Mais ce n’est pas encore fait. En dehors de ce problème, il y a encore le non-achèvement de l’édifice du major. Les autorités ont prévu construire une résidence pour le major du centre. Malheureusement, ce projet n’est pas réalisé jusqu’à ce jour», s’indigne-t-il. Selon lui, en dehors de cette démarche que les populations ont menée pour  ramener l’électricité et qui s’est soldée par un échec, leur plaidoyer relatif au redéploiement du personnel n’a toujours pas reçu un avis favorable. « Une fois, on nous a envoyé une infirmière qui est restée ici pendant deux  semaines et est repartie. Elle a abandonné le centre parce qu’il n’y avait pas de médicaments ni de stérilisateur », confie le sage du quartier.

Conséquences de l’abandon du centre et plaidoyer

Les dysfonctionnements de ce centre de santé ne sont pas sans conséquences sur les populations. Tous les usagers qui ont besoin de se faire soigner se sentent obligés de se rabattre sur d’autres lieux de santé au centre de la ville. Ainsi les vieilles personnes et les petits enfants sont obligés d’aller à Agatogbo pour les consultations. Quant aux femmes enceintes, elles sont obligées de se faire transporter pour aller dans d’autres centres de santé pour les accouchements.  « Nous sommes obligés d’aller à Comè ou à Cotonou pour nous faire soigner. Cela nous fait pleurer. Parfois, le malade trépasse en cours de route », dénonce Basile Amoussou. Pour Clémence Tinglinsou, les impacts résultants des disfonctionnements de ce centre sont insupportables. « Moi qui suis ici, cela me fait pleurer car, au moment où on voulait construire ce centre de santé, on a refusé. Le chauffeur qui nous amené lors des démarches pour la construction de ce centre nous a conduits dans une brousse. On a failli mourir. Beaucoup de malades se blessent ou font des accidents en cours de route », confie-t-il. Face à ces difficultés, les populations du village de Doyi invitent les autorités à mettre à la disposition du centre de santé du personnel soignant. « Nous-mêmes, nous pouvons faire face aux autres problèmes dont l’approvisionnement en eau potable. Car les gens qui vivent dans la ville ont de l’eau potable. Nous  demandons simplement aux autorités communales et nationales de nous envoyer du personnel soignant. Il faut qu’on nous envoie des infirmiers et des sages-femmes qualifiés. Il faut que des dispositions soient prises pour le bonheur de ces habitants de Doyi», souhaitent-elles.

Claude Ahovè

(Br Mono-Couffo)