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cpCertains acteurs politique et de la société civile se sont associés à Maitre Joseph Djogbénou pour condamner cette «exclusion d’un patriote ». C’était dans la matinée de ce vendredi 14 Août au chant d’oiseau à travers une conférence de presse. A qui profite le crime se sont interrogé les conférenciers.

Joseph Djogbénou, Mathys Adidjatou, Martin Assogba et d’autres acteurs politiques et de la société civile sont très remontés au sujet de constat fait ce jeudi. Martin Assogba, président de l’Ong Alcrer a déclaré en tant qu’acteur de la promotion des droits de l’homme et de la bonne gouvernance qu’il ne peut pas accepter qu’on fasse d’un citoyen un apatride. Pour l’ex Ministre de l’économie et des finances de Boni Yayi  Adidjatou Mathys: « On n’a pas fini de réfléchir sur la fameuse décision rendue par la cour constitutionnelle et on apprend que des individus mal intentionnés se sont rendus à la mairie d’Abomey pour arracher la souche du volet N°1 de l’acte de naissance d’un citoyen en l’occurrence M. Patrice Talon ». Il y a mieux à faire dans le pays et on ne doit pas se livrer à une chasse aux sorcières contre des citoyens a-t-elle martelé. Après avoir dénoncé ce qu’elle a qualifié de tricherie au sommet de l’Etat, l’ancienne ministre des finances a laissé entendre que le présent est hypothéqué. ‘’On en a marre !’’, a-t-elle fini par lâcher pour exprimer son ras le bol. L’avocat de patrice Talon, Maître Joseph Djogbénou a quant à lui, souligné au cours de cette sortie médiatique que cette exclusion est d’une extrême gravité. Expliquant  aux hommes des médias les conditions dans lesquelles cette pièce aurait disparu, l’avocat confie que : « l’on a envoyé à la Mairie d’Abomey une brigade mixte (police-gendarmerie) solliciter les registres de ceux qui sont nés en 1956, 1957, 1958, 1959. Puisqu’on sait qu’il est né en 1958, on a intimé l’ordre à l’agent de remettre les registres et l’on a déchiré les feuillets N°506 et 507 dudit registre parce que ce sont ces feuillets qui constituent la souche de l’état civil de Patrice Talon ». Joseph Djogbénou a abondé dans le même sens que les autres conférenciers en qualifiant l’acte d’une « pure exclusion ». « on est plus dans un Etat mais plutôt dans une jungle » a conclut l’avocat.

Judith Rolande Capo-Chichi