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geneviève boko nadjoSuite à la décision rendue par la Commission électorale nationale autonome (Céna), hier mardi 05 mars 2019, en ce qui concerne les partis retenus pour aller aux élections législatives d’avril 2019, la vice-présidente de l’institution, Geneviève Boko Nadjo a été jointe par la Radio Océan FM. Au cours d’un entretien, elle a expliqué les raisons qui ont amené la Céna à retenir les deux partis de la mouvance pour aller aux élections du 28 avril prochain. Lire ci-dessous l’intégralité de l’entretien.

Océan FM : Pouvez-vous nous expliquer sur quelle base, vous avez retenus seulement deux partis de la mouvance pour  au scrutin du 28 avril prochain?

Geneviève Boko Nadjo : Je voudrais d’abord dire qu’il y a eu deux récépissés définitifs qui ont été délivrés. Ce nombre de deux partis politiques peut changer après que les autres partis qui n’ont pas reçu ce récépissé définitif aient introduit un recours au niveau de la Cour constitutionnelle. La réponse à votre question est toute simple, nous un code électoral, nous avons une charte des partis politiques et c’est au regard de ces dispositions légales là, que nous avons soit retenu les partis politiques, soit délivré un rejet d’enregistrement pour pouvoir déposer la déclaration de candidatures. il y a un certain nombre de pièces à fournir et un certain nombre d’obligations à remplir. Donc, c’est essentiellement au regard de ces dispositions de la loi que nous avons appréciés la recevabilité et la conformité de ch

Après ces résultats-là, on a entendu des voix qui se sont élevés, des acteurs de l’opposition qui estiment qu’aucun n’est à même à l’heure-là de dire  qu’il est à jour vis-à-vis du code électoral ?

Je crois que j’ai dit tantôt que tous ces partis politiques ont la possibilité de saisir la cour constitutionnelle. Avec des motifs qui sou tendent leur demande, il revient justement à cette haute juridiction de nous situer.

Ils semblent remettre en cause votre travail. Est- ce que vous vous pensez avoir fait votre travail dans  les règles de l’art ?

Nous avons fait notre travail en restant coller aux textes. C’est justement pour permettre une contradiction que le législateur a prévu que si quelqu’un n’est pas satisfait du travail qui a été fait par la Céna, cette personne a la possibilité de faire intervenir l’arbitrage de la Cour constitutionnelle qui rend sa décision en premier et dernier ressort.

Qu’est ce qui explique le rejet des dossiers du parti Moele Bénin, du Prd, des Fcdb, puisque la Céna  n’a pas donné de raison ?

Je répète que si ces partis n’ont pas obtenu le fameux récépissé définitif de la Céna, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas respecté les prescriptions de la loi

Concrètement quoi ?

Il y a une décision motivée de la Céna qui explique à chaque parti concerné les raisons pour lesquelles ils n’ont pas été bénéficiaires du récépissé définitif. Il ne me revient pas de dévoiler ces raisons ici.

Le peuple a besoin quand même de le savoir. Les rumeurs font croire qu’il y a des doublons sur des listes concernant certains partis. Vous confirmez ?

Il leur reviendra de patienter un temps soit peu et lorsqu’ils auront la décision de la cour, ils sauront de quoi il s’agit.

La décision définitive de la Céna intervient dans combien de temps ?

La Cour a 72h pour statuer. Donc dans 72h, nous saurons à quoi nous en tenir, si nous partons aux élections avec deux partis politiques ou bien en allant avec bien plus.

Parmi les pièces à déposer à la Céna, il y a la fameuse quittance des 249 millions de francs CFA payée par chaque parti. Que devient cette somme pour ces partis qui sont recalés pour cette compétition ?

Il s’agit de la caution que chaque parti politique doit verser. La loi étant claire là-dessus, elle dit que lorsque  vous obtenez 10 pourcent de l’ensemble du scrutin, cet argent vous est retourné lorsque ces 10 pourcent, l’argent est retenue par le trésor public mais lorsque les partis ne compétissent pas du tout, j’avoue que la loi n’a pas statué là-dessus. Il reviendra le cas échéant d’apprécier.

Est- ce qu’il n’y aura pas un réaménagement de votre calendrier au regard de la situation actuelle ?

Là, c’est une question hautement politique. Nous nous sommes là pour organiser les élections. Lorsque les politiques décident de ceci ou de cela, l’important est que nous soyons là, avoir les moyens nécessaires d’organiser les élections.

Vous n’excluez pas un réaménagement du calendrier ?

Je n’en pense rien du tout

Et vous avez assez de marge de manœuvre pour réaménager ?

C’est une question hautement politique qui nécessite le consensus au niveau de la classe politique. On leur laisse la latitude de décider.

Propos recueillis par : Rachida Houssou

Transcription : Léonce Adjévi