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KOUPAKI-CAMP
Des cartons et bidons d’huile à l’effigie de Koupaki

Le candidat, promoteur de je ne sais quelle conscience, a des problèmes de conscience à régler avec lui-même. 2016 est loin mais, le candidat déborde déjà de générosité en gratifiant les fidèles musulmans de bidons d’huile. Chose curieuse, ils portent son effigie avec la mention « Bar Ramadan »

Les yeux fermés, on s’est dit qu’il pourra nous conduire à bon port. Dans cet environnement crasseux fait de gloutonnerie et de gabegie à haute intensité, le peuple, à la quête de repère et d’exemple, s’est dit qu’il faudra l’essayer. Ses prêches ne manquent pas de pertinence, sa petite bible de quelques pages aussi, au-delà de sa vacuité, comporte tout de même des éléments dont on pourrait s’instruire. Tout allait vraiment bien pour cet homme qui commençait déjà par traverser monts et vallées pour faire croire à nos frères Béninois qu’il faut changer de repère. A bas donc la corruption, la délinquance financière, le régionalisme ! Il faut absolument créer une nouvelle génération d’hommes et de femmes probes, nationalistes, imbus du bien commun et des vertus cardinales. La litanie est longue. On y croyait, mais maintenant, plus personne ne peut plus nous convaincre. Pik, comme l’appelle ses admirateurs, a fini par prouver que tout ceci n’est que des mots. Il a choisi de déchirer lui-même ces nombreuses piles de documents dans lesquels il a consigné ses soi-disant valeurs. L’homme a enfin prouvé qu’il trichait avec sa conscience. La nouvelle conscience qu’il prône cache son ancienne conscience. Ce naturel qui sommeillait en lui a fini par se révéler au grand jour. Les politiciens normaux, dans le contexte vicié du Bénin, distribuent tout ce qu’ils veulent, même en l’absence de campagne. On ne pourra leur en vouloir outre mesure puisqu’ils sont coutumiers du fait. Ils distribuent même des assiettes à leurs effigies sans que cela ne gêne outre mesure. Ce sont des habitués du fait. Mais, lorsqu’on s’appelle Pascal Irenée Koupaki et qu’on prône cette conscience si nouvelle, on ne doit pas se permettre de tomber si bas. Qu’est-ce qu’on veut nous apprendre même ? Ce candidat n’est pas excusable. D’abord, il a blasphémé le Dieu saint en choisissant de faire campagne en pleine période de carême. Il aurait dû prendre conseil auprès de Yayi Boni qui est en campagne tous les jours. Ensuite, il a utilisé les moyens de bas étage, des méthodes démodées qui le diminuent vraiment.

 AT