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Le Depes, Dodji Amouzouvi, invité sur Océan Fm

Au sujet des examens nationaux pour l’obtention de la licence, la polémique enfle au sein du monde éducatif. Les positions se cristallisent, mais le ministère de l’enseignement supérieur reste fidèle à sa démarche. « Les examens de licence tiennent cette année », a confié le Directeur des établissements privés d’enseignement supérieur (Depes), Dodji Amouzouvi sur Océan Fm. Ci-dessous l’entretien.

Océan Fm : Vu la polémique que cette nouveauté suscite, Est-ce que l’organisation des examens nationaux en licence et master tient toujours ?
Dodji Amouzouvi : Je puis vous dire, sauf cataclysme extraordinaire, les examens de licence tiennent cette année. La date retenue c’est bel et bien le 28 août. Que les parents d’étudiants, que les étudiants et les promoteurs qui sont à l’écoute rentrent dans les rangs, se préparent pour passer ces examens que l’Etat organise pour les étudiants en Licence.
Finalement, cet examen concerne seulement les étudiants en licence ? Qu’en est- du master ?
Il est prévu dans le décret qui a été pris par le gouvernement que le master vienne après. Donc, dans le planning que nous avions étalé, le master est programmé pour l’année prochaine. Cette année, c’est la licence que nous organiserons pour l’exercice 2016-2017 dans lequel nous sommes. Juste après cela, nous évaluerons la licence et nous passerons au master. Le registre d’inscription sera ouvert à partir de lundi prochain.
Où se fait le dépôt de dossiers?
Il y a deux types d’inscription. Il y a d’abord un premier type d’inscription que nous avons appelé immatriculation. Cela se fera au niveau de la direction générale de l’enseignement supérieur qui se trouve à Kindonnou. Cette étape nous permettra d’avoir toutes les personnes susceptibles d’être candidates, toutes les personnes inscrites dans ces universités privées d’enseignement supérieur. Maintenant, dans le lot de ceux qui sont en troisième année et qui remplissent les conditions, ils passeront à l’inscription pour l’examen. Et l’inscription pour l’examen se fera au niveau de la direction des examens et concours sur la plateforme de la Dec.
Donc, ce ne sont pas les étudiants qui viendront eux-mêmes s’inscrire ?
Non, c’est la responsabilité des promoteurs. Ils recevront des codes sur lesquels ils pourront inscrire leurs étudiants parce que ce sont eux qui ont formé les étudiants. Puisque le format de l’examen est tel que vous finissez les 180 crédits et une fois que vous déclarez l’étudiant apte à subir cette validation post-formation, vous le présentez aux examens de l’Etat, qui valide maintenant le travail que vous avez fait à la base. Donc, ce sont les établissements qui vont inscrire à la date d’aujourd’hui les étudiants.
Il y a une liste de pièces à fournir selon un communiqué du ministère, pouvez-vous nous rappeler ces pièces?
Nous avons à peu près 13 pièces  à fournir, aussi bien en version papier qu’en version numérique. Il y a d’abord une demande manuscrite à adresser à madame la ministre, une fiche d’inscription en ligne à retirer, un formulaire d’inscription à retirer et à remplir, une photocopie légalisée du diplôme de bac ou de tout diplôme admis en équivalence et daté d’au moins trois ans, une  authenticité du baccalauréat, l’acte de naissance légalisé, le certificat de nationalité, les relevés de notes des 06 semestres, photocopie  couleur légalisée de la carte nationale d’identité en cours de validité, certificat de scolarité délivré par les établissements, 03 photos d’identité couleur et les frais d’inscription qu’il faut payer au trésor sur le compte numéro 46618. Les frais d’inscription sont à 25000FCFA pour les nationaux et à 85000 FCfa pour les étrangers.
Comment cet examen va-t-il se dérouler ? Lorsqu’ il démarre le lundi 28 aout, il s’achève quand ?
Les examens sont prévus pour deux jours pour trois épreuves. Avec les experts, nous avions travaillé. Je voudrais rappeler que ce processus a commencé depuis 2014 et a commencé timidement parce que le point essentiel qui a donné la base de tout cela est le regroupement et l’harmonisation des programmes d’enseignement. Vaille que vaille , nous avons travaillé avec un peu plus de conviction. Lorsque le gouvernement en avril 2016, a eu le point de l’état des lieux, il y a eu un coup d’accélérateur énorme que nous avions donné sur la base des instructions que madame la ministre nous a donné. De sa vision, de la vision du gouvernement pour le système éducatif en général, mais l’enseignement supérieur en particulier, et de façon beaucoup plus précise, le secteur privé de l’enseignement supérieur. Alors trois épreuves. La première épreuve c’est une épreuve de tronc commun. A la date d’aujourd’hui, nous n’avons pas moins de 329 filières qu’on avait données en licence et en master. Nous les avons regroupées et nous sommes autour de 08 grosses licences aujourd’hui. Il y a une épreuve de spécialité et une épreuve de connaissances professionnelles. Derrière chaque épreuve, le format est fait de manière à mettre en place plusieurs matières essentielles qui font la spécialité de cette licence.   Mais quand on dit une épreuve ça ne veut pas dire une matière.
En clair, il faut que les étudiants apprennent tous leurs cours ?
Non, dans l’agenda, il est prévu que les étudiants et les promoteurs aient accès aux matières qui sont retenues pour être mises en selle pour les examens.  Nous sommes en train de travailler là-dessus. Il y a justement la semaine à venir, un atelier très important qui est programmé. C’est l’atelier qui élaborera la structure type de l’épreuve et le corrigé-type.  Ceci afin qu’à partir de cela, les promoteurs puissent organiser les travaux dirigés. A la fin de cet atelier, les promoteurs pourront accélérer le processus des travaux dirigés.
Que deviendront les soutenances ?
Les soutenances sont avant les examens au plan national. Si vous lisez le décret qui fixe l’organisation des examens, la licence est 180 crédits y compris le crédit qu’on affecte à la soutenance. Cette année, parce que nous sommes en première expérience, l’autorité a accepté pour que nous puissions donner une marge. Les registres sont ouverts à partir de lundi 15 mai jusqu’au 15 juin. Mais il a été accordé une rallonge supplémentaire pour la dernière pièce qu’est le relevé du 6ème semestre  qui pourrait attendre jusqu’au 31 Juillet.
Propos transcrits par Spéro Ahoussinou
(Coll)