Spread the love
issa salifou2
Issa Salifou dit ne rien se reprocher

Suite aux articles publiés dans votre quotidien les mardi 29 et  mercredi 30 août 2017,  sur la révocation de la convention de Bbcom par l’autorité de régulation, le député Issa Salifou, alias « Saley », a décidé d’exercer son droit de réponse. Lire ses deux réactions

 Droit de réponse
Au sujet de l’article : « Polémiques autour de la révocation de la licence de Bbcom : Issa Salifou devrait payer ses dettes et ses clients » paru en page 11 du Quotidien « Le Matinal » n° 5155 du mercredi 30 août 2017 sous la signature de AT.
Issa Salifou le dit haut et fort : « Je ne dois rien à personne » !
Il me plait de préciser que, tout comme l’article paru le 29 août sur le même centre d’intérêt, celui-ci mérite également quelques éclaircissements pour édifier les lecteurs de votre journal notamment sur les prétendues dettes que Issa Salifou devrait payer.
D’emblée je dois vous dire que Issa Salifou, certes promoteur de Bbcom Sa, n’est aujourd’hui actionnaire dans l’entreprise qu’à 10% : les 90 % restant ont été rachetés par l’opérateur nigérian Global Telecomnet Limited. Ainsi, depuis octobre 2016 les différentes phases de la cession de 90% des actions de Bell Bénin Communications Sa ont été bouclées par un acte enregistré par l’étude de Me Massihou A. Bileoma au greffe de Cotonou le 27 octobre 2016. Pour le gouvernement qui a autorisé l’Arcep à approuver la requête relative à la transaction, « cette cession d’actions permettra à l’Etat et ses démembrements de se faire rembourser leurs créances sur Bbcom, estimées à la somme de vingt-deux milliards six cent trente millions trois cent quatre-vingt-cinq mille cent vingt-huit (22 630 385 128) francs Cfa (cf. Communication n° 109/16 du 9 février 2016, en Conseil des Ministres).
Dès lors coller aujourd’hui le nom de Issa Salifou à Bbcom Sa, c’est déformer volontairement la vérité à des fins inavouées. Je clame donc haut et fort que Issa Salifou ne doit rien à personne et n’a personne à payer. D’ailleurs lorsqu’on doit à quelqu’un ce n’est pas dans la presse que cela se règle. Il y a les canaux appropriés et les voies de recours. Ceci doit être claire pour tous ceux qui, manquant d’arguments, s’en prennent à ma modeste personne…inutilement, car nul n’est dupe. En effet les alibis tirés des dettes sont fallacieuses, la situation de Bbcom Sa étant déjà connue lors de la vente des 90% des actions à Global Telecomnet Limited. Mieux, Global Telecomnet Limited avait préalablement pris connaissance de l’audit de Bbcom Sa réalisé par un consultant international, l’entreprise Kpmg d’où il ressortait clairement les actifs et les passifs confirmés par tous les créanciers. C’est donc en toute connaissance de cause qu’elle s’est engagée, à travers un business plan validé par l’Arcep, à :
racheter 90% des actions de M. Issa Salifou dans Bbcom
investir Usd 100 millions (approximativement FCfa 60 milliards) dans l’entreprise Bbcom sous la forme de 10% en augmentation du Capital et 90% sous forme de dette.
Aussi cet investissement de Usd 100 millions devrait-il permettre de :
déployer les services innovants à valeur ajoutée pour améliorer la qualité du réseau existant ;
restructurer et rembourser l’importante dette d’exploitation existante
Ce dernier point est d’autant plus significatif qu’il démontre bien que l’investisseur nigérian est pleinement conscient des passifs de l’entreprise et consent à y faire face selon un chronogramme défini dans le business plan. De même, l’opérateur Global Telecomnet Limited a été sélectionné par une structure internationale, « Panafrican Capital », elle-même chargée de cette opération par une Banque de la place responsabilisée par Bbcom Sa. L’Arcep connaît toutes ces informations et détient tous les documents qui lui ont permis d’autoriser la conclusion de l’acquissions de 90% du Capital de Bbcom Sa par Global Telecomnet Limited. Au regard de ces éléments, on ne peut que se perdre dans la rhétorique gouvernementale qui manque de consistance et qui poursuit d’autres objectifs que ceux évoqués maladroitement par ailleurs.
Enfin je voudrais vous inviter à méditer sur ces questions ci-dessous, à défaut d’investigations :
Pourquoi la vente  de Bbcom Sa à France Télécom Sa a échoué ? Pourquoi Maroc Télécom a été adjudicateur provisoire de l’appel d’offres et pourquoi la transaction a, une nouvelle fois, fait flop ? A quel jeu a finalement joué l’actuel Président de la République Patrice Talon, membre des délégations du Bénin pour les deux négociations, alors qu’il n’avait aucune fonction officielle au Bénin ? Quelle a été la partition de Linkston Capital de Pape Diouf, (fils de l’ex Président sénégalais Abdou Diouf qui a «réconcilié » Boni Yayi et Patrice Talon dans l’affaire d’empoisonnement, ouvrant la voie à la candidature de Patrice Talon à la présidence de la République) Conseil de l’Etat, dans ces différentes négociations et conseil de Patrice Talon dans le protocole d’accord de prise de majorité dans le capital de Bbcom entre Salifou Issa et Patrice Talon en 2011 ? Et que dire de la partition d’Abdoulaye Bio Tchané, à l’époque Président de la Banque ouest africaine pour le développement ? Voilà autant de questions qui pourraient faire l’objet d’investigations et vous permettre de mieux éclairer vos lecteurs, si tant est que votre souci est la recherche de la vérité.
 
Avec mes meilleures salutations
 
Issa Salifou,
Promoteur de Bell Bénin Communication Sa
 
Droit de réponse
 
Au sujet de l’article « Révocation de sa convention par l’Arcep : Bell-Bénin, un échec et un gouffre financier » paru en page 11 du Quotidien Le Matinal n°5154 du mardi 29 août 2017 sous la signature de certain Abdourhamane Touré.
  La part de vérité du promoteur de Bbcom Sa, Issa Salifou
 
Il me plait de préciser que cet article mérite quelques éclaircissements pour édifier les lecteurs de votre journal
 
1-Vous écrivez « L’Arcep sanctionne un échec et un gouffre-financier ». Je voudrais déjà vous préciser que les membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) sont illégalement en place. Au cas où vous l’ignorez ,je vous renvoie à la Décision de la Cour constitutionnelle Dcc 17-023 et au jugement n°270/201/2FD en date du 31 juillet 2017, rendu par la 2ème Chambre de flagrants délits du Tribunal de première instance de Première classe de Cotonou, statuant en matière correctionnelle dans le dossier n°Coto/2017/Rp-02033 de l’affaire Ministère public contre les nommés Illougbadé Marcellin, Kamara Myriam épouse Soglo, Wallace Edouard, Zacharie Chabi Félicien, Hountondji N’unanyon Hervé, Fadégnon Urbain et Martin Wilfrid Aubert Serge, prévenus d’usurpation de titre. Quelle crédibilité peut-on accorder aux décisions prises par un organe illégalement en place ?
 
2-Vous évoquiez les dettes de Bbcom et sa cessation d’activité. Je voudrais vous informer que cette situation était connue du gouvernement et de l’organe de régulation des télécommunications qui, du reste, ont clairement exprimé leur volonté d’accompagner l’entreprise dans sa restructuration,
 
3-L’ouverture du Capital de Bbcom Sa aux investisseurs privés a donc été suivie de plus près par l’Arcep qui a régulièrement saisi l’opérateur Gsm par lettre n°0404/Arcep/Se/Gu/2016 du 15 mars 2016 aux fins de lui « notifier l’accord du gouvernement pour la  cession de quatre-vingt-dix (90%) pour cent des actions de la société Bell Bénin communication Sa, a Global Tecomnet Limited ».
Bien d’autres précisions méritent de vous être données pour mieux situer vos lecteurs. Mais les contraintes d’espaces m’obligent à m’en tenir à celles- déjà évoquées.
 
Avec mes meilleures salutations
                                                    
                                                                                                         Issa Salifou,
                                                         Promoteur de Bell Bénin communication Sa