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Gustave Sonon

Le gouvernement béninois est passé maître dans l’art de la désinformation, comme il le démontre dans le dossier Corridor ferroviaire Bénin-Niger. Le passage du ministre Gustave Depo Sonon sur Golfe Tv hier dimanche 26 juillet 2015 en est l’illustration parfaite. La prestation du ministre des travaux publics et des transports est émaillée de contre-vérités et de déclarations qui ne reposent sur aucun fondement.

Dépêché par le gouvernement pour poursuivre la campagne de désinformation contre le Groupe Pétrolin dans le dossier relatif à la boucle ferroviaire Bénin-Niger, le ministre des travaux publics et des transports, Gustave Depo Sonon a récolté mauvaise fortune, hier sur Golfe Tv. Au cours de l’émission « Ma part de vérité », il n’a pas mieux faire que d’aligner de contre-vérités. Un exemple: Le ministre a soutenu entièrement ou presque la thèse selon laquelle, le Groupe Petrolin, une fois déclaré adjudicataire de la concession du chemin de fer Cotonou-Niamey, n’a pas daigné créer la société devant prendre la charge de cette concession. Ce qui aurait poussé les deux Etats et le Groupe Bolloré à envisager à partir d’avril 2015 la dissolution de l’Organisation commune Bénin-Niger (Ocbn) et son remplacement par la « Bénin-Niger rail infrastructure », en abrégé « Benirail ». Gustave Sonon aurait dû se taire et on ne lui jettera pas la pierre. En effet, le Groupe Petrolin a bel et bien créé en janvier 2014, une société dénommée la « Transafricaine des transports et des chemins de fer Bénin-Niger (2tcbn) sise à Cotonou, carré 7008 Les Cocotiers Route de l’aéroport, dont l’objet est précisément la réhabilitation, l’extension et l’exploitation du chemin de fer Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey en conformité avec les décisions du comité de pilotage du projet de chemin de fer Bénin-Niger qui en a reconnu le bien-fondé. La création de cette société avait déjà été précédée de la réalisation de toutes les études de faisabilité par les plus grands prestataires mondiaux des chemins de fer. En conséquence, la 2tcbn n’avait nullement pour objet la réalisation des études de faisabilité du projet, contrairement aux allégations du Ministre. Fidèle à sa logique, il avance que le Groupe Pétrolin ne serait pas en mesure de financer le projet sur fonds propres. Erreur ! Personne ne doute de la puissance financière de l’opérateur Samuel Dossou Aworet, n°1 du Groupe Pétrolin, qui à lui seul peut financer le projet, allant de la réhabilitation du chemin de fer à son extension, de Cotonou à Niamey en passant par Parakou et Dosso. Seulement s’engager seul dans une pareille aventure n’est pas toujours souhaité par beaucoup d’opérateurs qui préfèrent rechercher des partenaires afin que les risques et les avantages soient partagés entre eux. Même le Groupe Bolloré, quelque soient les moyens financiers à sa possession, n’hésitera pas à se faire accompagner par des partenaires. Sur un autre registre, le nouveau ministre des travaux publics a évoqué les raisons pour lesquelles, la Convention n’a pas été signée avec l’adjudicataire du projet qu’est le Groupe Pétrolin. Il a imputé la responsabilité à ce dernier. Or, invité à Cotonou à plusieurs reprises à signer la Convention, Samuel Dossou Aworet s’est souvent retourné sans jamais signer un document, car victime des manœuvres orchestrées par le gouvernement. En clair, le ministre Gustave Sonon ne maîtrise pas le sujet.

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