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dragae sableLe  dragage de sable continental perturbe la quiétude des populations de la Commune d’Abomey-Calavi. Le préfet de l’Atlantique a fait l’amer constat lors de sa descente sur les sites, le 13 juin 2018.

« Il y a beaucoup de dommages causés par le dragage de sable continental.Les maisons sont fendillées. On n’est plus du tout en sécurité ».Ce sont là les propos de deux riverains des quartiers Gangazoun et Cocokodji dépassés par les désagréments causés par les opérations de dragage du sable continental dans la Commune d’Abomey-Calavi. Des routes sont impraticables.L’inondation dicte sa loi.Des maisons sont lézardées. Les habitants de cette division territoriale souffrent le martyre. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Le chef de l’arrondissement de Godomey, Germain Cadja-Dodo semble également être dépassé par les évènements. En effet,cette situation est favorisée par le non-respect des cahiers de charges par les promoteurs. Le constat d’une délégation préfectorale suite à une descente inopinée sur certains sites la semaine écoulée est que, presqu’aucun des promoteurs de site ne respecte les préalables. Selon le Premier adjoint au maire de la Commune d’Abomey-Calavi, Victor Adimi, ce sont les instruments utilisés pour le dragage du sable qui créent tous ces désagréments aux populations riveraines.Le préfet de l’Atlantique,lors de sa descente le 13 juin, a dû  fermer quelques entreprises indélicates. Jean-Claude Codjia a profité de l’occasion pour rappeler que le dragage du sable doit  prendre en compte la sauvegarde de l’environnement. Elle n’est pas négociable, selon l’autorité. En réalité, l’installation sur tous les sites est subordonnée à une étude d’impact environnemental et social.

 Des plaintes à l’Abe

 « Les plaintes pleuvent à l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) », a expliqué le directeur de l’Abe. François Corneille Kodéwia fait savoir que les plaintes sont souvent liées au non-respect des heures de fermeture et d’ouverture des carrières, la dégradation des voies qui donnent accès à la zone et la cohabitation souvent difficile entre les promoteurs et les habitants. L’un des rôles de l’Abe est justement de régler les différends. Mais les nombreuses séances de règlement de crise initiées par le directeur de l’Abe n’aboutissent pratiquement jamais à cause de l’absence des populations. La présidente de l’association pour la sauvegarde des intérêts des acquéreurs de parcelles de Ganganzoun, Françoise Agbidinoukoun, a entamé une bataille juridique avec les promoteurs indélicats.

 Derrick Cakpo

(Coll)