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DRAGAELe Préfet de l’Atlantique Jean-Claude Codjia a effectué une descente au niveau des sites de dragage de sable. Sur une dizaine de sites visités, seulement deux sont véritablement en phase avec les critères fixés. L’autorité, accompagnée des responsables des structures techniques et des élus locaux, a procédé à la fermeture des sites en situation irrégulière. C’était hier mercredi 13 juin 2018.

« Les forces de l’ordre, fermez moi ce site ». Ce bout de phrase du préfet de l’Atlantique a été constant sur la plupart des sites visités hier. L’autorité a forcé ces sites à la cessation d’activités parce qu’elle estime qu’elles n’ont pas respecté le cahier des charges. En effet, selon le cahier de charges, ces responsables de sites de dragage devront respecter les conventions et verser les fonds relatifs aux mesures sociales. Ils doivent également ériger des infrastructures socio communautaires telles des routes, des centres de santé, des écoles dans les localités où ils sont implantés. Au cours des opérations de contrôle effectuées pendant la descente de l’autorité, il a été constaté que plusieurs entreprises n’ont pas respecté le quota de 30% du montant total des fonds relatifs aux mesures sociales. Certains n’ont consenti que 10%. D’autres, 20%. A chaque étape, l’autorité a demandé leur fermeture pure et simple. Les regards s’assombrissaient, les complaintes s’enchainaient, mais l’autorité n’a pas voulu faire de concession. Loin des frustrations et supplications des responsables des structures comme Verborag, Ibp et autres, cette descente a été aussi marquée par des bonnes notes. Certaines sociétés de dragage à savoir Inmex et Afritec ont reçu les félicitations de l’autorité préfectorale. Au cours de sa descente, l’autorité a également autorisé la libération de certaines constructions érigées au cœur de l’emprise du périmètre de dragage. En plus du non-respect par les responsables des structures de dragage du cahier des charges, il y a l’équation de la profondeur. Des plaintes font état de ce que plusieurs structures draguent le sable continental au-delà des limites exigées ; ce qui constitue une menace énorme pour les populations environnantes. Le besoin de procéder à ce contrôle se fait sentir, mais l’Etat est encore impuissant par rapport à cette question. A l’avis de l’expert du ministère du cadre de vie, Clément Kotan, il faut absolument avoir des équipements appropriés pour l’exercice. « Il faut des équipements idoines pour constater cette profondeur. Malheureusement, nous n’avons pas les équipements appropriés. Il faut que la direction des mines nous aide à aller dans ce sens », a-t-il affirmé. Il a fait savoir que l’implantation d’une structure de dragage nécessite la réunion de plusieurs préalables. Il s’agit de l’étude d’impact environnemental assorti d’un certificat de conformité environnemental et d’un plan de gestion environnemental.

HA