Spread the love
anarcade
Le ministre Gaston Dossouhoui (à droite) en quête de nouveaux sites

Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche a entrepris, le  mercredi 15 août 2018,  une tournée nationale qui l’a conduit dans les différents bassins  du cajou. Accompagné des cadres de son département ministériel, Gaston Dossouhoui est allé identifier des sites potentiellement éligibles pouvant accueillir  de nouvelles  usines de transformation de la noix d’anacarde pour  accroître la production. 

Porter la production nationale à 300.000 tonnes  et  transformer au moins 50% de cette production à l’horizon 2021. C’est le défi que le ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche (Maep) s’est lancé en prenant les rênes de ce ministère. L’atteinte de cet objectif, a estimé Gaston Dossouhoui,  exige d’autres stratégies permettant d’identifier de potentiels sites éligibles pouvant accueillir  de nouvelles  usines de transformation de la noix d’anacarde. C’est donc dans cette logique que s’inscrit la sortie du ministre. A l’issue de la  visite des sites proposés  à Djidja dans le Zou, à Dassa, Savalou, Aklahounkpa, Savè et Bantè dans les Collines, le Maep a fait le point  avec les cadres des Directions départementales de l’agriculture, de l’élevage et de pêche  (Ddaep) des Collines, de la Donga et du Borgou et de l’Agence territoriale de développement agricole, Atda/pôle 4 dont la filière phare est l’anacarde. Au cours de cette  séance de travail  tenue au siège de l’Atda4 à Parakou,  jeudi 16 août 2018, l’autorité n’a pas mâché ses mots. Il a rappelé à ses collaborateurs ce qu’ils ne doivent pas perdre de vue. «Nous nous sommes engagés dans un processus de développement agricole et on doit se doter de stratégies pour y arriver. Le cajou, l’une des filières phares aux côtés du coton, ne peut se développer si on ne s’attaque pas aux chaînes de valeurs. Notre objectif,  d’ici 2021 est de produire 300.000 tonnes au moins contre 140.000 tonnes aujourd’hui. Nous nous donnons le pari de transformer au moins 50% de cette production contre 10% aujourd’hui », a-t-il déclaré. A l’en croire, l’Etat a identifié un partenaire étranger qui est prêt à installer des usines de capacités globales de 120.000 tonnes au moins dans les différents bassins du cajou. « Nous sommes engagés à créer une deuxième filière porteuse aux côtés du coton pour booster l’économie nationale », a souligné Gaston Dossouhoui. Au cours de la séance, la cartographie  de la répartition de la production et de la transformation de noix de cajou au Bénin a été présentée. De la présentation d’Antoine Houngbédji, le  Chargé du programme anacarde, on retient que trois bassins de la production du cajou existent. Il s’agit du bassin des Collines avec ses extensions sur le Zou. Cette zone produit 75.640.554 tonnes et dispose à ce jour de quatre usines dont les capacités de transformation n’excèdent pas 30.000 tonnes. La zone centrale ouest-Bénin constituée de la Donga avec ses  extensions sur l’Atacora produit 42.827.474 tonnes avec seulement une unité de transformation de 1000 tonnes en cours d’installation. Puis, la zone centrale Est constituée du Borgou avec ses extensions sur l’Alibori. A ce niveau, la production s’élève à 87.482.104 tonnes. Trois usines de transformation d’une capacité totale de 10.000 tonnes au plus sont déjà installées dans cette région. A l’analyse de ces données, des efforts sont faits. Cependant, on peut faire mieux. D’où l’installation  de nouvelles usines probablement à Djidja, à Savalou, à Djougou, à Birni, à N’Dali puis à Nikki. Cela, pour booster  la production et atteindre les résultats escomptés. 

 Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)

Serge Ahissou engagé pour le développement du « Cajou »

Le ministre de l’Industrie et du commerce, Serge Ahissou, a procédé, jeudi 16 août 2016, à l’ouverture de l’atelier bilan de la campagne de commercialisation 2017-2018 de la noix d’anacarde. Lisez ci-dessous, un extrait du discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie. 

 Extrait du discours d’ouverture du ministre de l’Industrie et du commerce

 Je voudrais très sincèrement vous remercier de l’honneur que vous me faites d’associer mon département ministériel aux réflexions que suscite le déroulement de la campagne de commercialisation 2017-2018 de la filière anacarde au Bénin qui tire à sa fin. Votre présence témoigne l’intérêt que vous portez au suivi de nos engagements communs pour relever le défi de développement de la filière cajou et contribuer ainsi au renforcement des bases de notre économie.     

Les performances peu reluisantes constatées dans la filière anacarde au cours de ces dernières années justifient l’intérêt que le Gouvernement y accorde à travers un certain nombre de réformes et de mesures nécessaires pour assurer la contribution de ce produit à l’amélioration de la croissance économique dans notre pays. Pour preuve, la production a été estimée, en mars 2016, à 124 000 tonnes avec un rendement qui varie entre 300 et 400 kg/ha, selon une étude récente du Projet d’Appui à la Diversification Agricole (mars 2016). Ces rendements sont très faibles comparés à ceux de la sous-région (près de 900 kg au Ghana), interpellent notre conscience et nous appellent à l’action dans l’urgence.

Par ailleurs, la forte pression de la demande internationale sur la production nationale crée des difficultés d’approvisionnement des usines installées sur notre territoire. Ces usines tournent en deçà de leur capacité installée. La forte demande qui devrait être une opportunité devient une menace pour le développement de l’industrie au Bénin. A ces problèmes d’approvisionnement s’ajoute la question du financement des approvisionnements des usines pendant la courte période de commercialisation (trois mois) ; Un autre constat est que, malheureusement, la campagne de commercialisation des noix de cajou au Bénin est une occasion pour développer des vices, notamment le vol, la duperie et bien d’autres pratiques malsaines. A titre d’exemple, des acteurs formels et informels se côtoient et créent une longue chaine d’intermédiaires érodant ainsi les revenus des producteurs et d’autres acteurs. Ou encore, sur le plan financier, les engagements ne sont souvent pas tenus par certains acteurs dans des relations d’affaires. L’exportation des noix de cajou au Bénin est dominée par des personnes physiques qui font du camouflage de leurs activités en complicité avec certaines sociétés béninoises pour contourner ou mieux échapper à la réglementation en matière d’exportation et au fisc.     

Cette photographie de la filière nous oblige à prendre les dispositions pour sauvegarder et développer la filière cajou. Dans ce contexte, les réflexions de cet atelier trouvent leur fondement et leur sens. Elles s’inscrivent dans la poursuite des idées formulées déjà depuis la précédente campagne avec pour but de prendre des textes réglementaires pour encadrer la commercialisation et créer ainsi un cadre institutionnel de gestion de la filière.

Les réflexions de ce jour devraient permettre de revisiter les projets pour les soumettre à nouveau au Gouvernement. Pour ce faire, je vous invite à associer toutes les ressources humaines et toutes les administrations concernées par le secteur et la réglementation.

               

Mesdames et Messieurs,               

 Honorables invités,           

Ma présence à cet atelier témoigne de mon engagement à porter les recommandations qui en seront issues. Aussi voudrais-je vous donner l’assurance que le Gouvernement est préoccupé par le développement de la filière cajou.            

Mesdames et Messieurs,               

J’invite donc chaque participant à donner le meilleur de lui-même afin que les résultats de cet atelier reflètent les engagements des tous.               

C’est sur mots d’exhortation que je souhaite un plein succès aux travaux de l’atelier bilan de la campagne de commercialisation 2017-2018.