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La révocation de Patrice Trékpo par Didier Tonato actée en Conseil

Le Conseil des ministres a pris connaissance du compte-rendu du Conseil de discipline ayant statué sur le  dossier du Capitaine Patrice Trékpo. La décision n’a pas été favorable au cadre de l’administration forestière. Le Conseil a validé la décision du Mcvdd de révoquer le Capitaine.
Patrice Trékpo est donc radié de l’administration forestière. En effet, le capitaine des Eaux, forêts et chasse, Patrice Trékpo pouvait écoper d’une sanction de ‘’mise en non activité pour une durée de trois (03) mois’’. C’est d’ailleurs la sanction suggérée par le Conseil de discipline,  après sa mise aux arrêts de rigueur suite à sa sortie médiatique controversée. Cette sanction est une reconnaissance par cette instance de la véracité des faits reprochés au Capitaine Trekpo, de même qu’elle atteste que la punition de 60 jours d’arrêt de rigueur déjà infligée à l’intéressé n’est pas suffisante. Mais la condition de cet allègement est le repenti de l’intéressé. Cette condition a été purement et simplement rejetée par l’intéressé. Ainsi donc, en l’absence du repenti du mis en cause,  qui n’a présenté la moindre excuse malgré la dangerosité de ses déclarations, le conseil a dû  corser  la note.  « Nous allons nous préparer pour mettre hors d’état de nuire, et les matériels de transport et les hommes qui se livreront à ces actes de capture. Nous, nous sommes une force armée, nous savons ce qu’il faut faire et quand il faut le faire», avait déclaré le capitaine. Selon le Conseil de discipline, ces propos peuvent s’analyser comme un appel à la sédition et constituent une entorse grave aux règles qui régissent son corps.  En décidant de la révocation du capitaine Trékpo, la tutelle a exercé son droit d’appréciation de la décision du conseil de discipline. Il a été convenu que Patrice Trékpo s’est mis en état de rébellion tout en lançant un appel à la sédition aux membres du corps auquel il appartient. La conclusion est qu’il constitue un danger et une source d’instabilité potentielle. Avec ces menaces, il était difficile de maintenir le capitaine dans un corps aussi sensible. A travers cette sanction « pédagogique », le ministre entend certainement passer un message. Le Conseil des ministres l’a suivi dans ce sens afin que tous comprennent que le temps de l’impunité est révolu.

Abdourhamane Touré