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attolouEn initiant des concertations avec les acteurs actifs et non actifs du football béninois, le comité de normalisation du football béninois pensait sans doute faire avaler la couleuvre à tout le monde. Mais les clubs proches de Victorien Attolou se sont montrés très exigeants lors des échanges. Ils auraient posé plusieurs conditions avant leur éventuel retour au sein de la famille du football. Selon nos sources, ils ont clairement affiché leur opposition au retour de Anjorin Moucharafou. En effet, le processus en cours en ce moment leur fait penser que le chemin est en train d’être balisé pour ce dernier. C’est pour cette raison qu’ils auraient exigé que le verrou de l’article 33.6 des statuts de la Fédération béninoise de football (Fbf) soit levé pour leur permettre d’avoir toutes les chances de briguer la présidence de l’instance. L’article 33.6 soulevé indique que « pour être candidat au poste de président de la Fbf, outre les conditions énumérées à l’article 33.5, il faut avoir été membre du Comité exécutif pendant au moins un mandat complet ». En l’état, ceux qui peuvent postuler à la présidence peuvent être comptés sur le bout des doigts. On peut citer entre autres, Anjorin Moucharafou, Augustin Ahouanvoèbla, Bruno Didavi, Firmin Akplogan, Malick Gomina… Les clubs proches de Attolou craignent certainement que la roue tourne encore dans le même sens sans qu’il n’ait la possibilité de s’imposer alors qu’ils peuvent espérer obtenir des financements de la part de l’homme d’affaires, Sébastien Ajavon.
De même, ils ne comptent pas s’impliquer dans un quelconque coup monté contre Ahouanvoèbla pour permettre à Anjorin dont ils avaient décrié la gestion catastrophique de s’installer à la tête de la Fbf. « Il va falloir redistribuer les cartes (…) », a confié une source proche de Attolou. Avec toutes ces exigences de leur part, le comité de normalisation, qui comptait sur eux pour dérouler son plan en faveur de Anjorin, se retrouve en difficulté.
 
E.A.B