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Kayode-Oguntuase,
Kayodé Oguntuashé est déterminé à normaliser les relations économiques entre le Nigéria et le Bénin

L’Ambassadeur du Nigeria près le Bénin poursuit son combat pour la restauration des relations économiques entre le Bénin et le Nigeria. Lors d’un entretien que nous avons eu avec lui en fin de semaine dernière, après une mission à la National agency for food, drug administration and control (Nafdac) au Nigeria et dans le nord du Bénin, Kayodé Oguntuashé a rassuré de ce qu’un travail se fait pour que tout rentre dans l’ordre sous peu.

 «  Moi, j’admire tout ce qui est investissement. J’aime les investisseurs sans lesquels il ne peut y avoir de développement. Avant mon arrivée au Bénin, il y avait des problèmes entre les opérateurs économiques béninois et certaines institutions de mon pays. Pour ma part, c’est des problèmes qu’on peut régler. On n’a qu’à échanger et se comprendre pour le bonheur de nos deux pays». C’est par ces propos que l’Ambassadeur Kayodé Oguntuashé a expliqué son engagement pour la facilitation des échanges économiques entre le Bénin et le Nigeria depuis sa prise de fonction à Cotonou. Il faut impérativement, a-t-il dit, renouer les liens économiques entre les deux pays, mais dans le respect des lois en vigueur. Pour ce qui est de son rôle, l’Ambassadeur s’est dit prêt à tout mettre en œuvre pour que les investisseurs béninois soient satisfaits. C’est à cet effet qu’il a conduit une délégation de la Chambre du commerce et d’industries du Bénin au Nigeria. « Nous nous sommes rendus au Nigeria, le 23 mars dernier pour rencontrer la responsable de Nafdac (National agency for food  and drug administration and control, structure équivalente de l’ex-Dana au Bénin, ndlr). C’est suite à un voyage effectué en 2017. La Nafdac a compris notre intérêt au règlement de la situation. Après la visite, un comité technique va se réunir pour régler les problèmes d’accréditation et de l’enregistrement. On a vu le staff en charge du dossier. Ils viendront au Bénin pour un atelier à cet effet », a-t-il déclaré. Les opérateurs économiques béninois peuvent-ils déjà sourire de ce que tout va bien et qu’ils peuvent reprendre leurs affaires ? A cette question, Kayodé Oguntuashé a répondu avec sagesse : « Un seul voyage ne peut pas suffire pour régler le problème. On a ouvert la voie à la solution ».

 Sa mission au nord du Bénin

 Après son retour du Nigeria, l’Ambassadeur s’est rendu dans les départements du Borgou et de l’Alibori du 25 au 30 mars 2018. Il y est allé pour deux objectifs précis : prendre contact avec la communauté nigériane vivant dans le nord du Bénin et constater la situation des différentes frontières officielles qui lient le Bénin au Nigeria dans cette partie du pays. « Le Gouvernement nigérian lutte contre les fraudes au niveau des frontières. En tant qu’une partie du Gouvernement du Nigeria, je joue ma partition. Il n’y a pas que Sèmè seul qui est la frontière entre le Nigeria et le Bénin. Il y en a d’autres ouvertes ». A la question de savoir si ces constats sont satisfaisants, l’Ambassadeur a répondu que tout va bien. Il a rassuré de ce que le Nigeria prendra des dispositions pour qu’il y ait une base de données bancaires au niveau de ces frontières afin que les opérations, non seulement soient faciles pour les usagers ; mais que les formalités soient les mêmes qu’à Sèmè-Kraké.

Par rapport au riz béninois qui a du mal à entrer au Nigeria, Kayodé Oguntuashé a expliqué : « Le riz, les voitures et d’autres produits prohibés sont interdits d’entrer au Nigeria. Si nous permettons au riz d’aller au Nigeria, il va tuer notre production. D’ici à 2020, le Nigeria ne va plus importer du riz. C’est note souhait. Nous n’allons pas permettre tout ce qui va contre cette vision du Gouvernement ».

Toutefois, un travail se fait pour normaliser la situation au niveau de Sèmè-Kraké, selon l’Ambasadeur. « Nous devons essayer d’enlever les obstacles qui empêchent l’ouverture de la frontière de Sèmè. La Ccib et nous, Ambassadeurs des deux pays, travaillons à cet effet. Nous allons visiter conjointement la frontière. Nous faisons des efforts pour régler les problèmes. Nous sommes très optimistes», a-t-il certifié. Il a salué le travail de qualité et d’équipe que font Jean-Baptiste Satchivi et son équipe à la Ccib au profit des opérateurs économiques.

A l’endroit de la communauté nigériane au Bénin, il a lancé un appel important : « Que la communauté nigériane au Bénin se conforme à la règlementation en vigueur dans le pays. Qu’elle respecte les décisions du Gouvernement et intègrent entièrement le Bénin sur les plans, économique, politique et social ».

 Félicien Fangnon