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legislativeLe paysage politique béninois  est en pleine recomposition. A quelques six mois des prochaines législatives, c’est le branle-bas dans les différentes chapelles politiques. Avec le nouveau Code électoral, et la nouvelle Charte de partis politiques, les joutes électorales de 2019, seront sans doute palpitantes.  

L’enjeu des  législatives de 2019  est clair : Patrice Talon disposera-t-il d’une majorité qualifiée en mars prochain pour poursuivre ses réformes ? Les réponses divergent selon le bord politique de chacun. D’aucuns mettront sur la balance les conséquences des réformes engagées pour sortir le pays du « marasme », et de la pauvreté. D’autres mettront sur la table la volonté et la détermination dont fait montre le Chef de l’Etat et le gouvernement pour changer la donne. On sait d’ailleurs qu’avec le Pag, le gouvernement s’est donné une feuille de route ambitieuse pour parvenir au bonheur des Béninois, et de l’émergence du pays. Ainsi, bon an, mal an, cette feuille de route est en train d’être appliquée, avec l’assainissement des finances publiques, la lutte contre la corruption, la  construction des infrastructures. Pour y parvenir, il faudra près de 9 mille milliards de francs Cfa. C’est pourquoi la communauté internationale et les Partenaires techniques et financiers (Ptf), sont mis à contribution pour atteindre cet objectif. Le Chef de l’Etat, Patrice Talon, l’a compris. Il sillonne le monde. De la Chine à la Turquie, en passant par le Fmi et le fonds monétaire internationale (Fmi), il essaie de convaincre les investisseurs, afin qu’ils accompagnent les projets de relance de l’économie du pays dans différents secteurs. En politique, il faut faire face à la critique. Il y a, à ce propos, l’opposition objective, mais aussi les critiques faciles et radicales, qui s’érigent plus en détracteurs. Sur l’échiquier politique national, la rupture a pu rogner suffisamment ce qu’il peut exister comme opposition. Le contexte n’y était pas favorable. Au sortir des années sombres de la refondation, les politiciens béninois ont compris qu’il fallait se mettre ensemble pour corriger les erreurs et bévues de l’autre. Ne serait-ce que le nombre impressionnant d’éléphants blancs laissés, et qui continuent de nous hanter. Il faut donc saluer la prouesse et l’intelligence politique de Patrice Talon, qui a su rallier un bon nombre d’hommes politiques à sa cause. Ces derniers, contrairement à ce qui est radoté ici et là, peuvent être considérés comme de véritables compatriotes, qui ont saisi la nécessité de transcender les divergences, afin de servir la cause du plus grand nombres de Béninois. Ces différents blocs qui se constituent dans la mouvance, survivront-ils  jusqu’aux  les prochaines législatives ? Nul ne saurait le dire.

 Jean-Paul Mahugnon