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justiceIls sont 5 accusés à plancher hier, lundi 19 décembre 2016, pour cumul d’infractions et recel. Benoît Akpovo, Alain Yèkpon et Cyrille Danhouégnon ont été  inculpés de crime d’association de malfaiteurs et vol avec violence. Leurs compères Jacques Akpovo et Marc Hankpé, quant à eux, sont déclarés coupables de délit de recel. Les faits se sont déroulés  courant 2009-2010. Pendant cette période, le cerveau de la bande, Benoît Akpovo, et deux de ses amis se sont mis à la tête d’un groupe de malfaiteurs pour commettre des vols dans les rues, boutiques et maisons de Cotonou. Ils sont passés maîtres dans l’art de semer la terreur. Mais le dernier acte qui leur a coûté la liberté a eu lieu dans la nuit du 17 septembre 2010. Ce jour, Benoît a volé une motocyclette de marque Dream au domicile de Simon Combe au quartier Aïbatin à Cotonou. Il n’a pas été appréhendé dans le feu de l’action, mais des jours après s’être rendu dans le même quartier. Interpellés et inculpés d’association de malfaiteurs et de vols avec violence, Benoît, Jacques, Alain, Cyrille et Marc ont reconnu les faits à l’enquête préliminaire. A la barre, l’accusé principal n’a pas nié les faits. Il a au contraire, rappelé le film de l’opération et confirmé son intention sans ambages d’avoir entraîné ses compères dans cette aventure carcérale. Contrairement à Benoît, son frère, Jacques n’a pas reconnu son implication. Il a déclaré à la Cour que son incarcération a été un vrai accident. « C’était en voulant m’enquérir de la situation de mon frère au Commissariat qu’on m’a arrêté. Je ne suis mêlé, ni de près ni de loin, à cette affaire », a fait savoir Jacques. Marc Hankpè, receleur de motos volées par Benoît, ignorait jusqu’à hier que l’acte qu’il a posé était puni par la loi. Pour lui, la vente de motos sans pièces était un commerce qui lui permet de gagner sa vie. Le ministère public représenté par Christian Atayi, a requis les peines de travaux forcés à perpétuité contre Benoît et ses trois amis. Quant aux deux autres, il a requis 5 ans de travaux forcés. La défense a réagi vigoureusement. Le ballet des 5 avocats avait un seul motif : disculper l’un ou l’autre accusé ou plaider la clémence. Au terme des plaidoiries, la Cour a requis 5 ans de travaux forcés contre Jacques Akpovo et Marc Hankpé. Benoît Akpovo et les trois autres sont condamnés à 10 ans de travaux forcés. Jacques et Marc recouvrent leurs libertés après 6 ans de détention. Les autres poursuivent leur séjour carcéral.

HA