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cour-dappel-cotonou« Dura lex, sed lex » ! Cette maxime qui signifie « la loi est dure, mais c’est la loi », s’est appliquée à Guy Hinnougbè. Comparaissant hier jeudi 1er décembre 2016 dans le cadre des assises à la Cour d’appel de Cotonou, ce dernier a écopé de 07 ans de réclusion criminelle pour as-sociation de malfaiteurs-vol aggravé. Les faits remontent à 2009 dans la localité d’Agbodjèdo où, en compagnie de 03 de ses amis, il s’est in-troduit au domicile du sieur Damien Zinsou. Ils ont réussi à emporter une motocyclette Lujia, un poste téléviseur écran 14, un poste radio et un ventilateur à pied. Les investigations menées ont permis de l’appréhender avec en sa possession les postes téléviseur et radio. Esaie Gotin, Toussaint Gbehouezoun et Médek Dossou-Gbété, ses acolytes, quant à eux, ont pris la clé des champs. Interpellé et inculpé, Guy Hinnougbè a reconnu les faits à l’enquête préliminaire et lors de l’interrogatoire de première comparution avant de se rétracter au cours de l’interview au fond. A la barre, il a, derechef, reconnu les faits mis à sa charge. Lors de son réquisitoire, le ministère public représenté par Badirou Lawani, après avoir évoqué les articles 265, 266, 267 et 368 du Code pénal, a requis 10 ans de réclusion criminelle. Mais, la défense, assurée par Me Maurille Monnou, dans sa plaidoirie, a plutôt souhaité la relaxe de son client. Selon lui, une fois que l’accusé a reconnu les faits, et compte tenu de ce que ce sont ses fréquentations douteuses qui l’ont amené à commettre ce forfait, la Cour doit accorder le pardon à Guy Hinnougbè. « « La justice, c’est aussi le pardon. Le pardon n’est pas synonyme d’abdication ni d’encouragement. Certes, les actes ont causé des désagréments à la victime, mais on ne peut pas avoir de pincement au cœur face à ce cas où le montant des objets volés et rétrocé-dés à son propriétaire n’atteint même pas 600.000 francs. Et c’est à cause d’un poste télé et radio que mon client a passé 07 ans en prison », a-t-il déclaré avant d’indiquer que cette affaire devait être jugée en cor-rectionnelle. C’est aux environs de 14 heures que la Cour présidée par Faustin Anagonou a prononcé son verdict : 07 ans de réclusion crimi-nelle. Mais, ayant déjà passé tout ce temps en maison carcérale, Guy Hinnougbè retourne chez lui où femme et enfant ont déjà fait désertion.

Joël Samson Bossou