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cour-dappel-cotonouLa 5ème journée des assises à la Cour d’appel de Cotonou a connu deux dossiers le vendredi 03 décembre 2016. Pour le premier, il s’agit d’un cas de coups mortels mettant en cause Mathieu Gbénagnon. Le 03 février 2007, celui-ci, et d’autres ouvriers, ont été recrutés et repartis en deux groupes (l’un le matin et l’autre le soir) pour le déchargement des bidons d’huile de deux camions. Joël Oussougan qui avait travaillé dans l’équipe du matin tenait à se joindre à celle de l’après-midi pour travailler à nouveau, ce à quoi Mathieu Gbénagnon s’est opposé. Une bagarre s’en est suivie, et au cours de celle-ci, l’accusé, Mathieu Gbénagnon, aurait cassé une bouteille. A l’aide de deux (02) tessons, il a atteint à la poitrine Joël Oussougan qui est décédé au cours de son évacuation sur le Cnhu. Inculpé de coups mortels, le nommé Mathieu Gbénagnon a reconnu les faits en précisant qu’il voulait se défendre contre son agresseur et qu’il ne s’était même pas rendu compte des blessures faites à sa victime. A la barre, le ministère public, représenté par Joseph Kploca, n’a pas qualifié l’infraction de coups mortels. Il a plutôt parlé d’homicide volontaire. Il a requis contre l’intéressé des travaux forcés à perpétuité. La défense assurée par Eugène Kougbénou a souligné la bonne foi de son client et a demandé la clémence de la cour. Celle-ci, présidée par Christophe Atinmakan, a condamné le prévenu à neuf ans de travaux forcés.

06 ans de travaux forcés pour Mesmin Togbévi

La seconde affaire est relative à un cas de viol et porte la marque de Mesmin Togbévi, un locataire dans une concession à Togbohoué. Courant octobre 2009, suite à un différend avec son épouse, il l’a renvoyée chez ses parents pour se retrouver seul dans leur appartement où les enfants de la maison ont l’habitude d’y regarder la télévision. Courant avril 2010, alors que les enfants s’amusaient dans la cour, l’un d’eux a insulté l’autre « agalèto », ce qui signifie « pute ». Interpellée par sa mère sur les motifs de cette insulte, Christiane a avoué à celle-ci que Mesmin Togbévi lui aurait fait visualiser des films pornographiques avant de lui imposer des relations sexuelles. D’ailleurs, a précisé la victime, elle ne serait pas la seule dans ce cas. D’autres fillettes de la maison auraient subi le même sort. Interpellé, Mesmin Togbévi a nié les faits à toutes les étapes de la procédure. Les analyses médicales ont révélé un état de défloration de l’hymen. A l’audience qui s’est tenue à huis clos dans la petite salle B, l’accusé a écopé 06 ans de travaux forcés. Ayant déjà fait sept ans en prison, il retrouve sa liberté.

Joël Samson Bossou