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justiceLes prières qu’il formulait depuis longtemps ont été finalement exhaussées. Pas de prison pour Dansou Sègbégnon ! C’est la décision rendue hier lundi 28 novembre 2016 par la Cour d’appel de Cotonou. Comparaissant dans une affaire de coups mortels portés sur son fils Tundé, le prévenu, c’est-à-dire personne morale ou physique faisant l’objet de poursuites judiciaires, a nié les faits mis à sa charge. « Je n’ai jamais asséné des coups de bâton à mon fils Tundé», a-t-il déclaré à la barre. Et de préciser : « Je lui ai plutôt donné un coup de poing ». Du récit fait par le ministère public, on retient que c’est lors d’une dispute avec son épouse qu’est survenu l’incident. Le jeune Tundé a voulu prendre la défense de sa génitrice quand son père s’est transformé en un véritable animal féroce qui lui a administré des coups violents. Le troisième jour après l’altercation, ce dernier a commencé par se plaindre de douleur. Conduit au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hubert K. Maga, il a rendu l’âme le 28 septembre 2011. Interpellé, Dansou Sègbégnon a été placé sous mandat de dépôt. Pendant plus de cinq ans, il a dû séjourner en maison carcérale histoire de retrouver ses esprits. Au procès d’hier lundi, le médecin Séraphin Guèdègbé, a fait savoir que le certificat de décès du sieur Tundé fait état de choc hémorragique accompagné de choc sceptique entraînant une rupture d’organe. Ce qui a motivé le ministère public à requérir cinq (05) ans de travaux forcés contre l’accusé. Mais la défense assurée par Me Cyrille Djikui a plaidé pour son acquittement. C’est après une suspension intervenue aux environs de 15 heures que la Cour a délibéré. « Dansou Sègbégnon n’est pas coupable », tel a été le verdict de cette première journée des assises. La Cour a ordonné qu’il soit immédiatement mis en liberté. Ainsi, après des années de détention préventive, il va, enfin, goûter aux délices de la liberté. Il faut dire les témoins n’ont pas comparu. Selon la gendarmerie, ils craignent les représailles de la population.

Joël Samson Bossou