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cour_dappel de cotonou bonLa troisième journée des assises à la Cour d’appel de Cotonou a connu un cas de viol sur mineur. L’audience qui s’est tenue hier 30 novembre 2016 dans la salle B a mis en vedette Dougla Hounza. Il est reproché à celui-ci d’avoir contraint la petite Sèna Assigbè, 13 ans, à une partie sexuellement arrosée. En effet, le mercredi 13 octobre 2010 aux environs de 17 heures, dame Zaliatou Agban, tutrice de Sèna Assigbè, demanda à celle-ci d’aller déposer une table au magasin sis à coté du marché de Comè. La fillette profita pour satisfaire ses besoins sur le tas d’ordure dans une maison en ruine appartenant au père de Dougla Hounza. Elle fut surprise par ce dernier, qui lui intima l’ordre de ramasser ce qu’elle venait de faire. Alors que Sèna s’apprêtait à s’exécuter, Dougla Hounza la traîna de force dans la maison en ruine, déchira son slip et eut des rapports sexuels avec elle. Surpris par une dame venue aussi uriner dans la maison en ruine, Dougla Hounza prit la fuite. Interpellé et inculpé de viol sur mineur, il a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Le certificat médical établi au nom de la victime en date du 13 octobre 2010 par le docteur Donatien Daddah fait état de ce qu’il y a eu pénétration sexuelle ayant entraîné une déchirure discrète de l’hymen. Face à la gravité des faits, la Cour a condamné le prévenu à cinq (05) ans de travaux forcés. Ayant déjà fait 06 ans en prison, Dougla Hounza ne se fera plus compter dans l’effectif de la population carcérale du Bénin. Il devient la troisième personne ayant retrouvé la liberté depuis le démarrage des assises. La Cour était composée de Marie Soudé Godonou (Président), Christophe Atinmakan (Accesseur), Eliane Noutais Guézo (Accesseur), Atayi Christian (Ministère public), et Théogène Zountchékon (Greffier). La défense a été assurée par Enosch Chadaré.

Dans la même journée d’hier, la salle d’audience B devrait statuer sur un autre dossier relatif à des coups mortels. Les faits remontent au 08 mars 1997 où le sieur Daniel  Toviho a exercé de la violence sur Komi Koyonhoué. La victime a succombé suite à ses blessures. Au procès, l’accusé n’a pas comparu. Son dossier a été renvoyé à une date ultérieure.

 Joël Samson Bossou