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justiceLes portes des salles d’audiences pour le compte de la session des assises se sont refermées hier mardi, la grande porte de détention s’est également refermée sur les deux inculpés d’hier. Ils ont regagné la prison pour y séjourner pendant  1 et 6 ans. Ils sont reconnus coupables de vols et coups et blessures et condamnés à 10 et 15 ans de travaux forcés. Les faits remontent en 2007. Les deux cerveaux nommés Moses et Divine Obi ont été identifiés par le sieur Cyrille Agnandji comme étant les auteurs de braquage de la recette perception de Grand-Popo le 29 août autour de 13 heures. Ce jour, quatre individus ont fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille, receveur des recettes perception de Grand-Popo, sous la menace d’arme  à feu. Ils ont réussi à le prendre carrément en otage pendant 3 heures, le contraignant d’ouvrir le coffre-fort de la recette. Ce dernier se serait opposé, mais son collègue Michel Wongla, venu au service en ces heures, a cédé à la menace de ces derniers livrant ainsi la clé. Ils se seraient donc enfuis avec la somme de 18.639.719 FCfa, sans compter les fonds personnels, téléphones portables et autres. Les faits sont établis mais devant la Cour ce mardi, le doute ne finissait pas de peser sur les vrais auteurs de ce crime. Les auteurs ont mélangé acquiescement et dénégation, les victimes également ont pratiquement abdiqué face à l’identification des malfrats. Le ministère public a requis 20 ans de travaux forcés, mais la défense, forte de 6 avocats, a contre-attaqué. Me Cyrille Djikui, Clarisse Hounzali et autres ont usé des failles contenues dans l’instruction pour laver leurs clients. « Les vrais auteurs sont ailleurs », ont-ils conclu en brandissant l’acquittement pur et simple. Après les plaidoiries et les réquisitions, la Cour a retenu 10 ans de travaux forcés contre Divine Obi et 15 ans contre Moses. Au civil, elle a débouté Cyrille, Michel et l’Etat qui réclamaient respectivement 8 millions, 10 millions et 30.447.813 FCfa.
Hospice Alladayè