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Les présidents de groupes parlementaires Okounlola, Kassa et Nago ont du souci à se faire

(Okounlola, Essou, Nago, Kassa sans troupes)
Le Parlement béninois a enregistré ces deux derniers jours plusieurs démissions. Conséquence : de 8 groupes parlementaires, l’Institution n’en compte que 4 depuis hier. La situation reste préoccupante.
Les démissions en cascade des députés Idrissou Bako, Kiaré Yarou Sinatoko, Sanni Gounou, Bah Guera, et Léon Dègny, du groupe parlementaire République et Unité nationale composé de 10 députés ont mis en difficulté André Okounlola Biaou, président dudit groupe. Du coup, il se retrouve avec quatre autres membres, ce qui ne suffit pas pour sauver les meubles. Il perd d’office son groupe et la présidence. Issa Salifou, Amadou Issifou et René Bagoudou, élus députés sur la liste « Alliance Soleil » ont aussi tourné dos au groupe parlementaire Union, Paix et Développement  (10 députés) dirigé par le député Mathurin Coffi Nago.De même Valentin Djènontin, Simplice Codjo Dossou, Garba Yaya, Jean-Marie Allagbé, Justin Adjovi viennent de claquer la porte du groupe parlementaire République Dynamique Cohésion et action (9 députés) présidé par le député Pascal Essou. Ont aussi démissionné Nouréni Atchadé, Abiba Dafia et Mohamed Gibigaye. Il ne font plus partie du groupe parlementaire République et Solidarité nationale (10 députés), présidé par le député Barthélémy Kassa. Au total, quatre groupes parlementaires se sont retrouvés en infériorité numérique (moins de neuf), et ne peuvent plus garder leur statut initial. Ils disparaissent ou doivent être reconstitués. De facto la configuration actuelle du Parlement est réduite à quatre groupes : à savoir Unité paix et développement de Rosine Soglo, Parti du renouveau démocratique, dirigé par Augustin Ahouanvoébla, l’Union fait la Nation, présidé par le député Idji Kolawolé, et celui du député Aké Natondé . La cascade de démissions n’a pas encore ébranlé ces quatre derniers groupes. Toutefois, ils ne sont pas à l’abri de la tendance actuelle. En effet, le rejet de la recevabilité du projet de loi sur la révision de la constitution a précipité le Parlement dans une crise avec la naissance de deux blocs.  C’est ce qui est à l’origine de l’ambiance qui règne à l’hémicycle actuellement. Des déclarations politiques attendues à la tribune, l’opinion en sera davantage située.

Martin Aïhonnou

(Coll)