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Romuald-Wadagny
L’argentier national, Romuald Wadagni a convaincu

On pourrait parler d’un entretien fleuve, et fourre-tout. Mais, la sortie du ministre de l’Economie et des finances lundi 24 avril 2017 à la télévision, a dissipé beaucoup de doutes, et permis  aux indécis de comprendre la politique économique  du  régime Talon. Romuald Wadagni a démontré une parfaite maîtrise des dossiers de l’Etat.

« Le Bénin va mieux et ira mieux ». Du moins, au regard des analyses et commentaires du Fonds monétaire international (Fmi) qui a repris  son programme avec le Bénin. Sans oublier le succès du dernier emprunt obligataire lancé par le gouvernement, qui a connu un succès beaucoup plus franc que ceux émis, pendant la même période  en Côte-D’ivoire et au Mali.  Le ministre Romuald Wadagni n’a pas caché lundi dernier sur les plateaux de télévision, sa joie pour ce succès. « Nous ne faisons ni attention aux flatteries, ni aux compliments, ni aux critiques. Nous avançons», a déclaré le jeune ministre, qui en 90 minutes a convaincu et impressionné par sa rigueur intellectuelle et morale, ainsi que par la justesse de ses analyses. Car,  on pouvait s’inquiéter, avec le flot de critiques acerbes qui pleuvent sur le régime Talon, que le jeune ministre des Finances ne soit pas à la hauteur de sa tâche. Ni qu’il ait suffisamment de cran,  d’envergure ou d’étoffe politique, pour assumer une fonction aussi lourde. Mais, face aux journalistes, il a démontré qu’il est la personne idéale pour assurer la fonction. Calme, posé, argument par argument, Romuald Wadagni a démonté et réfuté les  rumeurs, approximations et tous les autres reproches fallacieux qu’essuie le gouvernement Talon depuis quelques temps. Sa stratégie pour relever une économie délabrée par la gestion scabreuse des années Yayi, assainir d’abord les finances de l’Etat, puis améliorer les recettes. Pour le ministre des Finances,   il faut d’abord sécuriser les recettes de l’Etat, puis élargir l’assiette des impôts. D’où cette période de rigueur,  de disette et de réformes,  tant décriée par une partie de la population. Par exemple, face à une administration où le réflexe de base du fonctionnaire,  est de se ménager des circuits ou systèmes pour s’enrichir sur le dos de l’Etat, il faut du temps pour changer les comportements. « Nous avons fermé certains robinets. Nous avons serré les boulons. Dans mon Ministère, j’ai supprimé un certain nombre de commissions. Nous donnerons aux fonctionnaires les moyens d’être payés proprement Ainsi, ils n’auront plus besoin de dépenser leur énergie à se faire payer sur le dos de l’administré, un service pour lequel leur salaire est prévu », a déclaré Romuald Wadagni.
 Pvi, les véhicules de l’Etat, Nigeria….
 Abordant d’autres questions d’actualité, le ministre a dénoncé avoir favorisé le paiement des entreprises Talon, au détriment d’autres. Selon le ministre des Finances, c’est toute la chaîne du commerce qui a été payée par rapport à la campagne cotonnière. Ce qui a permis de faire un bon résultat. Car, beaucoup de proches de l’ancien régime prédisaient que ce serait une mauvaise année pour le coton. Par rapport au dossier Pvi, Romual Wadagni a démontré que c’est un dispositif plus allégé qui est actuellement mis en place, auquel, d’ailleurs, les douaniers sont associés.  Le nouveau Pvi, selon ses dires, est définitivement plus rentable pour l’Etat. Par rapport au parc automobile de l’Etat mal géré jusqu’là, d’où le leasing,  la réponse du ministre a été sans équivoque. « Nous avons lancé un appel d’offres. Le dépouillement sera fait de manière transparente. Cela nous permettra de mieux gérer la flotte de l’Etat de 4000 véhicules,   mais dont la moitié est dans les garages. Ça fait partie des choses qui n’existeront plus.  Le social, le gouvernement y pense également. Selon le ministre,  un programme est prêt pour réduire la précarité des démunis par la formation, le microcrédit, l’assurance maladie et une meilleure retraite. En somme, pour le ministre des Finances, après la  difficile  période des réformes,  ce sont de belles perspectives qui s’ouvrent à l’économie béninoise, qui ne sera plus seulement adossée à l’économie du Nigeria et qui se diversifiera davantage.
 
W.N