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Le sélectionneur Valère Houandinou en pleine explication avec ses joueurs

Plus d’un mois après sa prise de fonction, le staff des Ecureuils U20 conduit par Valère Houandinou s’attèle à préparer le Bénin pour les éliminatoires de la Can Niger 2019, mais les conditions sont loin d’être dignes d’une sélection nationale. Détails.

 En acceptant de prendre les commandes des Ecureuils U20 trois semaines seulement avant le match du 1er tour initialement prévu pour le 31 mars contre le Libéria, le staff de Valère Houandinou a accepté une mission délicate. Il a entamé son job par une incroyable série de détections avec près de 200 joueurs passés au crible en une dizaine de jours pour en arriver à un groupe restreint d’une trentaine de têtes pour entamer les premiers matchs tests. Un groupe qui a été réduit au fur et à mesure pour finir sur une base d’une vingtaine dont la progression est loin d’être évidente. La composition de l’effectif suscite déjà de nombreux débats au sein du public qui s’est déplacé en masse au stade René Pleven de Cotonou pour assister aux matchs de préparation pour un spectacle moyen. Dans le jeu, on retiendra peut-être la seconde période de caractère réalisée face à Soleil Fc où l’équipe a remonté deux buts grâce à l’attaquant Bio Odo-Chabi et la pépite de Salitas (Burkina Faso) Dieudonné Noumonvi, après avoir été menée 2-0 à la pause. Sur les huit rencontres disputées face aux clubs locaux, les U20 ont concédé 4 défaites et 4 nuls. En plus de ces mauvais résultats, la qualité de jeu de l’équipe est très loin d’être encourageante.

 Staff bancal, cadre inadéquat

 Le groupe a été en stage pendant trois semaines au centre Issa Hayatou de Missérété où hormis la pelouse synthétique, le cadre n’est pas approprié pour accueillir une sélection nationale. Entre le paysage en broussaille et les conditions d’hygiène non optimales dans les chambres, les joueurs ne se sentent pas heureux. D’ailleurs, selon nos informations, les trois coachs passent la nuit en dehors du camp et ne s’y rendent que pour assurer les séances d’entrainement. Et pour finir, le kinésithérapeute affecté  au chevet du groupe, n’en est pas un, car ce dernier serait même incapable d’administrer des soins basiques. Une grosse blague !

 Le staff lâché financièrement, les joueurs plantés

 L’équipe manque de moyens à tous les niveaux. Première illustration : les joueurs évoluant à l’étranger convoqués officiellement, se sont déplacés (billet d’avion) à leurs propres frais et n’ont toujours pas été remboursés. Puis, après trois semaines de stage, les joueurs et le staff n’ont touché aucune prime. Pourtant, ces derniers ont traversé tout le pays pour une expédition septentrionale au début du mois d’avril. Bizarre. Entre-temps, le staff avait donné rendez-vous au groupe au stade René Pleven pour un départ à Missérété, mais après plus de trois heures d’attente, le bus de la sélection nationale ne n’est jamais pointé. Après un coup de fil, le sélectionneur a annoncé le report du stage aux joueurs qui sont alors rentrés chez eux. Quelle honte ! Le bureau fédéral aurait notifié au staff qu’il n’est pas encore prêt à prendre en charge la suite de la préparation. A quoi ça sert de nommer un staff sans lui donner les moyens d’exécuter son plan de préparation ? Le 11 mai prochain, le Bénin se déplace en Gambie pour le match aller du 2è tour. Après le forfait du Libéria,  on pensait que le temps serait mis à profit pour une meilleure préparation, mais il n’en est rien.

 Géraud Viwami

(Coll)