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photo-adogleta-traiteL’école primaire publique d’Adogléta située dans le 3eme arrondissement de Cotonou fait face depuis environ cinq ans à une situation de manque du personnel devant encadrer les apprenants. Une difficulté qui a été à la base d’une discorde la semaine écoulée entre parents d’élève et membre du bureau de l’association des parents d’élève.

Dans cette école primaire d’Adogléta qui comprend deux groupes pédagogiques A et B, il manque depuis le début de cette année scolaire en cours six (06)  instituteurs soit trois dans chaque groupe pédagogique. Il s’agit d’une situation qui perdure depuis plusieurs années et que le bureau de l’association des parents d’élève Ape de ladite école a su gérer jusque-là en procédant à chaque rentrée au recrutement d’instituteurs dit ‘’communautaire’’. Un recrutement qui se fait grâce à une participation financière des parents d’élève. Comme cette année en cours, il y avait un manque de six enseignants l’année dernière. Chaque parent avait déboursé en son temps la somme de cinq mille francs Cfa. Ce qui a permis de juguler cette pénurie d’enseignant. Face à la même situation, les parents d’élève se sont révoltés il y a quelques jours en opposant un refus catégorique au bureau de l’Ape qui s’apprêtait à demander une fois encore leur apport financier. Ces parents disent ne pas comprendre ce problème de manque d’enseignants qui pour eux devient  récurent. De la somme de mille francs cfa il y a quatre à cinq ans, ils se sont retrouvés à cinq mille francs cfa dans un contexte ou l’on parle de gratuité de l’enseignement au primaire. Certains d’entre eux parlent d’escroquerie organisée par le bureau de l’association des parents d’élèves. Le président de l’Ape du complexe scolaire d’Adogléta explique qu’il s’agit d’un groupuscule de personne qui organise la fronde pour des raisons qu’il ne maîtrise pas. « L’Etat a dit qu’il va envoyer des enseignants. Quand es ce que l’Etat va envoyer ? Pour ne pas pénaliser nos enfants, nous nous sommes dit qu’il faudrait recruter des instituteurs » a laissé entendre Dénis Amigo Todogbédji. Les parents d’élèves rencontrés estiment que les instituteurs et directeurs de l’école d’Adogléta sont de connivence avec le bureau de l’association des parents d’élève. « Les directeurs ne sont pas impliqués dans cette gestion de fonds… C’est aux parents eux-mêmes de gérer les ressources financières. La seule chose que les directeurs arrivent à faire,  c’est d’aider au recouvrement des fonds » renseigne Jean Baptiste Akouègninho, premier responsable de l’Epp Adogléta groupe B.  Ce directeur souhaite que l’Etat dote l’école d’enseignants pour que prenne fin cette  crise de confiance entre parents d’élève et bureau de l’association des parents d’élève. Un bureau dont certains souhaitent un renouvellement. Mais pour Dénis Amigo Todogbédji, le bureau dont il a la charge est prêt à déposer le tablier à condition que la coordination nationale de l’association des parents d’élèves convoque une session pour le renouvellement des membres de l’instance. Aux dernières nouvelles, une réunion de crise a été convoquée. Il a été retenu avec la médiation du chef du quartier d’Adogléta et d’autres sages la somme de trois mille francs Cfa à payer par les parents d’élèves pour gérer ce problème de manque d’instituteurs pour  le compte de l’année scolaire 2016-2017.

Marcus Koudjènoumè