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conseil-des-ministresEn pleine saison d’égrenage, les agents de la société cotonnière de N’Dali tournent les pouces. Ils n’ont pas de quoi s’occuper. L’Etat a, de toutes pièces, créé une pénurie artificielle et mécanique qui risque d’être préjudiciable, non seulement aux égreneurs de cette usine, mais aussi aux candidats des Forces cauris pour un Bénin émergent à la députation.

L’usine d’égrenage de la commune de N’Dali tourne au rabais. Dans les tout prochains jours, elle risque de fermer les portes en raison de la pénurie créée et entretenue par l’Etat. En effet, les transporteurs se sont rebellés contre les tarifs que leur impose l’Etat à travers ses structures compétentes. Pour manifester leur désarroi et leur mécontentement, les transporteurs ont fait l’option de ne plus acheminer le coton provenant de la Commune de Ségbana et ses environs vers la société cotonnière de N’Dali. Il s’agit d’un plan savamment orchestré qui a conduit à cette situation. Dans un premier temps, les services chargés des négociations entre l’Etat et les transporteurs se sont abstenus d’instaurer le dialogue préalable à la campagne d’égrenage. Ils se sont contentés de demander aux transporteurs de commencer le convoiement du coton vers les usines d’égrenage. C’est donc en mettant les transporteurs devant le fait accompli, qu’ils ont découvert le pot-au-rose. Alors, ils ont refusé de faire égrener le coton à N’Dali contre les modiques sommes que le gouvernement à travers ses services leur impose. Ils préfèrent s’arrêter à Kandi ou parcourir 60 kilomètres de plus pour égrener le coton à Parakou. Car, les prix jadis pratiqués sont revus à la baisse. C’est ce qui explique le choix des transporteurs vers d’autres usines où les tarifs sont meilleurs. De ce fait, l’usine en pleine campagne, est en pénurie de coton, ce qui risque de bloquer le fonctionnement des machines et de déboucher sur une pénurie mécanique.

J-C. K.