Spread the love
Vue partielle de quelques participants de l'atelier
Vue partielle de quelques participants de l’atelier

Le Bénin se prépare à se doter de son Plan national de gestion de Sécheresse. Une rencontre technique de concertation a été initiée dans ce cadre à l’Infosec de Cotonou ce mardi 18 décembre 2018.  Les travaux ont permis de passer en revue l’état des lieux en matière de lutte contre la sécheresse au Bénin, d’identifier les dispositifs existants relatifs à la gestion des crises de sécheresse.

Les spécialistes invités à cet atelier initié par le Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest Gwp-Ao et le Partenariat National de l’Eau PNE-Benin ont apporté leur contribution technique au document en proposant des moyens pour améliorer les mécanismes de gestion de crise existants. L’élaboration du document s’inscrit dans le cadre de la mise en  œuvre de l’initiative sécheresse de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. En dehors du Bénin, les pays de l’Afrique de l’ouest tels que le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont aussi engagés dans le processus. A en croire la coordonnatrice du projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest, dix étapes ont été proposées au niveau mondial par l’organisation mondiale de  la météorologie et le partenariat mondial de l’eau mais chaque pays arrime le document compte tenu du contexte national en terme de sécheresse. Félicité CHABI GONNI VODOUNHESSI  renseigne que l’une des mesures est l’alerte précoce. « Dans le domaine de l’agriculture par exemple, on pourra rapidement alerter les agriculteurs pour qu’ils choisissent des semences adaptées au déficit en eau » a-t-elle souligné.   La coordonnatrice du projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest propose également une action concertée dans la sous-région pour prévenir des cas de sécheresse. « Il faudrait vraiment qu’au niveau de la région, nous ayons un plan de gestion intégrée de la sécheresse et pour cette gestion intégrée concertée, il faut une collaboration entre les différents Etats qui partagent et les ressources en eau superficielle, les ressources en eau souterraine et même l’eau de pluie » a conclu Félicité CHABI GONNI VODOUNHESSI. A noter que c’est Apolinaire GNANVI, directeur général du Fonds National pour l’Environnement et le Climat FNEC qui a procédé à l’ouverture officiel des travaux de l’atelier de validation.

Marcus Koudjènoumè