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ADRIEN-KOUTCHE
Me Adrien Houngbédji encourageant son challenger

Adrien Houngbédji est grand ; Komi Koutché est petit ! Mardi 19 mai 2015, à l’Assemblée nationale, cette règle naturelle qui veut que le plus petit ne ridiculise pas son aîné a été respectée à la lettre.

Komi Koutché l’apprendra à ses dépens. L’élection de Maître Adrien Houngbédji est non seulement la confirmation de l’expression du peuple béninois qui, visiblement, est fatigué de Yayi Boni, mais aussi et surtout de la suprématie de l’opposition sur la mouvance présidentielle. En réalité, les vraies têtes pensantes de la politique au Bénin se retrouvent au sein de l’opposition. Même si hier, il y en parmi eux qui avaient été du côté de Yayi Boni, ils ont tous compris que l’enjeu était de taille et qu’il fallait s’unir pour restaurer les valeurs qui régissent la politique au Bénin. Aux côtés de Yayi Boni, ils étaient, en réalité qui ? On ne peut pas vouloir de vrais hommes politiques et aligner des gens comme Komi Koutché ; Rachidi Gbadamassi, Kassa Barthélémy, Marcel de Souza, Lucien Hougnibo ; Dafia Abibath, Eric N’dah, etc… ; puisque c’étaient eux, les acteurs politiques qui restaient autour du chef de l’Etat. Tous ceux-là n’ont aucune expérience ; ou du moins, ne sont pas à la taille de Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Idji Kolawolé ; Rosine Soglo, Mathurin Nago ; et autres. C’est clair désormais que Yayi, lui-même, s’est rendu compte qu’en politique, il n’y a pas que l’argent et la ruse ; mais aussi et surtout la stratégie. Tout son schéma est à terre et il doit reconnaître sa faiblesse face à ses adversaires. C’est un signal, à la suite de l’élection du 26 avril 2015, qui annonce déjà les couleurs pour les élections municipales du 28 Juin 2015. On peut maintenant affirmer haut et fort que Yayi Boni, c’est vraiment fini !

 Félicien Fangnon  

 Enfin, la revanche de Houngbédji

Le KO occasionné par la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) de Nassirou Bako-Arifari n’avait pas permis à Adrien Houngbédji de se venger de Yayi Boni. Car, en 2006, le leader des Tchoco-Tchoco avait perdu au deuxième tour face à son challenger Yayi Boni. Il fallait donc attendre cette nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai 2015, pour que le président du Parti du renouveau démocratique (Prd) prenne sa revanche sur Yayi Boni sur un autre terrain de combat. Il faut le dire, Houngbédji était d’abord aux prises avec Yayi dans la bataille de la Marina. Frappé par les dispositions constitutionnelles, pour ne plus être en mesure de briguer un mandat à la présidence de la République, le sort a voulu que Adrien Houngbédji revienne sur scène à la faveur des législatives de 2015. Les qualités de l’homme ont requis l’adhésion unanime de tous les leaders de l’opposition pour conduire les destinées du Parlement pour lequel Yayi Boni a tout mis en œuvre pour garder le perchoir. C’est cette obsession à vouloir caporaliser toutes les Institutions de contre-pouvoir qui finit à nouveau par opposer, sur un champ moins prestigieux que la Marina, mais aussi important que celui du Palais des Gouverneurs, Yayi Boni à Adrien Houngbédji. Car, à la vérité, les seules ambitions du jeune Komi Koutché ne suffisent nullement pour prétendre aux fonctions de président de l’Assemblée nationale qui regorge de traditionnels parlementaires aux facultés intellectuelles très respectables. Yayi, dans l’antichambre de Komi Koutché, a trébuché et tombé sur le champ de bataille devant Adrien Houngbédji. Une nouvelle ère de la politique nationale s’ouvre et c’est à juste titre qu’à la connaissance de la voix qui a fait la différence, l’hymne national a retenti pour unir les cœurs meurtris aux yeux qui pleuraient de joie.

 Jean-Claude Kouagou

 Yayi s’est battu pour rien

Affliction, c’est ce qu’on ressent pour le Chef. Tant de peine, tant d’efforts consentis, tant de ressources brûlées, mais les choses ont tourné en sa défaveur. Pour un candidat méritant qui a échoué, on dit « du courage ». Du courage au Chef car il s’est tant démené. Il a transpiré, tellement transpiré pour que son fiston de Bantè franchisse la marche. Mais, patatras !!! On ne lui en voudra pas d’avoir essayé. Le Chef a tenu jusqu’au bout. Il y a tellement cru. Tout s’est joué sur le fil du rasoir. 1 seul député, « cet anti cauris » a confondu le Chef. Inutile de compiler les regrets, mais il y a une leçon de vie qui trame dans ce feuilleton éprouvant. Déjà au soir du scrutin du 26 avril, les signaux étaient déjà défavorables à Yayi Boni. La trop grande ambition de celui-ci de voir 50 députés Fcbe et même son fils investir le Palais des gouverneurs a tourné au cauchemar. Le résultat de la 16ème circonscription était déconcertant pour les Forces cauris pour un Bénin (Fcbe), mais le Président de la République, Chef des cauris n’a pas reculé. Il croyait dur comme fer qu’avec ses 33 députés en poche, il pouvait déloger quelques opposants sur le ‘’bruit du craquant’’ et parvenir à ses desseins. Il n’a pas échoué à cette entreprise car le schéma a prospéré. Des pseudo-opposants ont rejoint le camp des « lingots » sur l’autel des convictions, mais le Chef n’y est pas parvenu. Les grands parieurs disent qu’un but traumatise que 1000, mais on ne va pas pourrir à se mordre les doigts. Ce n’est que parti remise pour les Fcbe.

 HA