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Charles Toko, maire de Parakou pour de nouveaux challenges

Depuis hier lundi 3 octobre 2016, Charles Toko est le nouveau maire de la municipalité de Parakou. Son élection a reçu la caution de 23 conseillers sur les 25 que compte le Conseil. Le vote a eu lieu au cours d’une session extraordinaire tenue à la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Parakou en présence du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé.
Les conseillers municipaux de Parakou ont élu hier leur nouveau maire en remplacement de Karimou Souradjou. Un seul candidat était en lice. Le conseiller  Charles Toko de l’Alliance Soleil. Il a été proposé par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), la liste majoritaire. Il a été plébiscité par 23 conseillers sur les 24 présents à cette session extraordinaire du conseil municipal de Parakou. Les décomptes du vote ont enregistré un seul bulletin nul. Il y avait un cas d’absence. La conseillère Alimatou Abdoulaye n’a pas pris part au vote et elle n’a, non plus, délivré une procuration. Sans surprise, et sans coup férir, l’homme que tout le monde trépignait de voir dans douillet fauteuil a reçu le quitus de ses pairs pour remplacer Souradjou Karimou, présent à cette session extraordinaire. Le destin de Parakou repose désormais sur les épaules de Charles Toko. Il a la lourde mission de réussir là où l’ancien maire a échoué. D’ores et déjà, le nouveau maire de Parakou a confié à la presse être détenteur d’un plan d’urgence de travail. Une feuille de route que le maire entend soumettre tout d’abord à la base, notamment les chefs quartiers, les chefs d’arrondissement et autres conseillers afin de définir les priorités auxquelles il faut s’attaquer en attendant de confectionner, dit-t-il, un budget digne du nom pour 2017. Après son élection, nombre de personnes dans la cité des Koburu n’ont pu contenir leurs joies de voir ce digne fils devenir l’homme fort de Parakou. Signalons que cette session extraordinaire a été interdite au public et même à la presse.

Prince Ouindé 

Déclaration du maire élu 
 « Je vous remercie. Je remercie le Préfet. Merci au Président du présidium. Mes amis viennent de m’élire pour conduire la barque du développement. 23 conseillers sur 24 présents. Il s’agit d’une lourde responsabilité. Nul ne sera de trop et c’est à l’œuvre qu’on reconnaîtra l’artisan. Je vous remercie. »

Charles Toko, le parcours de l’homme des défis
La vie ne lui a pas été clémente, mais il a fait des embûches qui se dressent sur son parcours des leviers pour se hisser sur le podium des hommes qui marquent leur temps. Téméraire jusqu’à l’ascèse, Charles Toko, créateur du Groupe de Presse ‘’Le Matinal’’, est un personnage hors pairs. Affable et aimant le travail bien fait, il ne s’économise point quand il s’agit de fournir de l’effort. L’endurance est, de fait, son leitmotiv. « Il faut se battre», proclame-t-il souvent pour indiquer le chemin de la réussite aux jeunes. Homme de risques et adepte des grands paris, Charles Toko, n’était quand même pas un surdoué. Né à Parakou en 1966, il a démarré son cursus scolaire en 1974 à l’école primaire publique Bawèra à Parakou. Après le baccalauréat en 1988 obtenu au Collège d’enseignement moyen général 1 de Parakou, il atterrit à l’Université nationale du Bénin (Unb) la même année. Ayant vécu dans la précarité comme tout étudiant ordinaire, le jeune Charles, déjà à l’époque, était débordant d’énergie et d’ambitions. Avec son amour éthéré pour l’écriture, il écrira les belles pages de la presse universitaire, notamment au journal Le Héraut où il fait ses débuts. Entre cet organe de presse et lui, une belle histoire d’amour naquit au fil du temps, jusqu’au jour où on lui confie le poste de Directeur de publication. Après sa maîtrise en droit des affaires en 1993, il prit l’option de s’investir résolument dans ce qui, de tout temps, a été sa passion : la presse écrite. Il atterrit au journal ‘’Le Matin’’, d’abord en qualité de journaliste et ensuite en tant que Directeur de publication. Sa soif de la liberté et son esprit d’entreprise l’ont motivé à créer le quotidien Le Matinal, le 26 décembre 1997 qui n’est que la pierre angulaire de l’empire qu’il ambitionnait bâtir. Lassé de dépendre des caprices des imprimeurs,  il installe, deux ans plus tard, son imprimerie. En 2003, il crée la radio Océan Fm pour permettre à la jeunesse de son pays de pouvoir s’émanciper. Il fut le n°2 des renseignements  de la République en 2006, Il est promoteur de plusieurs sociétés. Martyrisé par le régime défunt, il n’a pas reculé face à l’adversité. Tête haute, le regard absolument empli de dignité, il a farouchement lutté aux côtés de son candidat, Patrice Talon. Tout le monde veut le paradis, mais personne ne veut payer le prix. Charles Toko a, sans doute, payé le prix. Actuellement Maire de la ville de Parakou, il arpente les grandes marches. Le temps de l’ascension est donc arrivé.

AT