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FERNAND-AMOUSS-CONF
Le Gal Fernand Amoussou tenant en halène la communauté estudiantine

 Le Général Fernand Amoussou, candidat à la présidentielle de 2016 au Bénin était, une fois encore, face aux étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi. Devant les étudiants venus de plusieurs écoles et facultés de l’Uac et regroupés dans l’Amphi Idriss Déby Itno, mardi 23 juin 2015, le candidat Amoussou a encore marqué la jeunesse estudiantine qui n’a pas hésité à l’applaudir.

Dans un style vivant et captivant, Fernand Amoussou, un ancien de Havard et communicateur dans plusieurs universités, notamment de l’Afrique du Sud et du Ghana, s’est montré très séduisant devant les étudiants. « La sécurité, la gouvernance et le développement », c’est le thème qui a fait l’objet de sa communication à l’endroit de plusieurs milliers d’étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi. Loin de tout comportement de militaire, le conférencier Fernand Amoussou, en dehors du thème du jour, a mis un accent particulier sur la formation et l’orientation des jeunes. Son discours à l’endroit de la jeunesse estudiantine, notamment à propos des conditions d’étude et de vie, a ému l’assistance. Pendant plus de soixante minutes, Fernand Amoussou qui, depuis plusieurs mois, s’impose au Bénin comme étant le candidat le plus rassembleur pour la présidentielle, a touché du doigt les maux qui conduisent à l’insécurité, à la mal gouvernance et au sous-développement. Auteur de plusieurs ouvrages, le communicateur s’est basé sur ses expériences vécues dans plusieurs pays de l’Afrique et du monde entier pour expliquer que les solutions existent pour prévenir le chômage, le sous-développement et même l’insécurité.

A la fin de l’exposé, plusieurs étudiants, n’ont pas caché leurs satisfactions : « Je pense que le Général Amoussou a de la matière dans la tête. Un homme de sa trempe à la tête du Bénin, ferait grimper ce pays », a confié Sarah Koudénoukpo aux journalistes. « Moi, je suis vraiment séduite par le speech de monsieur Fernand Amoussou.S’il y a des gens comme ça dans le pays et qui se portent volontiers pour nous diriger, pourquoi allons-nous chercher ailleurs ? Franchement, je retiens beaucoup de choses ce matin et nous les étudiants, on n’a pas droit à l’erreur très prochainement », ajoute Zeynab Yacoubou. Un enseignant de l’Eneam n’est pas aussi parvenu à cacher son émotion : « Moi, je vous le dis ouvertement. Fernand Amoussou est au point. Je suis un enseignant mais, je peux vous dire que son exposé m’a touché et le Bénin a besoin de quelqu’un comme lui pour nous diriger. Avec ce que j’ai suivi ce matin, s’il ajoute la rigueur militaire, c’est fini, on est sauvé ».

Avant le début de la conférence, Fernand Amoussou qui, visiblement, prend de l’avance sur les autres prétendants à la succession de Yayi Boni en 2016, est allé faire ses civilités à Brice Sinsin, Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi. Le même exercice a été fait à l’endroit des responsables des trois organisations estudiantines à savoir l’Uneb, l’Unseb et la Fneb.

 Félicien Fangnon

Extrait de l’exposé de Fernand Amoussou à l’Uac

 La mauvaise gestion des affaires publiques et les disparités socio-économiques qui lui sont liées sont assurément des facteurs d’insécurité. La confiscation du pouvoir à des fins d’enrichissement personnel par un groupe restreint de personnes, est évidemment un facteur d’insécurité et même un facteur de risque élevé de conflit. Les frustrations intenses ressenties par les individus ou une partie de la population exclus, et le manque de cohésion de l’Etat-nation sont une cause systémique d’insécurité. Cette mauvaise gestion des affaires publiques est également caractérisée par une gestion inique des ressources. Les dépenses publiques sont orientées vers le maintien au pouvoir et s’effectuent donc au profit des soutiens au pouvoir au détriment des investissements en capital humain (éducation, santé) intéressant les populations. La stabilité politique et sociale nécessite justice sociale et bonne gestion du patrimoine commun.

La faiblesse voire la défaillance des Etats à assurer leurs missions de protection des populations constitue également un facteur d’insécurité. La faiblesse des institutions de sécurité due notamment à l’insuffisance de formation et des moyens, mais aussi à leur politisation et la corruption, laisse le champ libre aux criminels et aux mouvements extrémistes le plus souvent associés pour déstructurer les Etats et créer des zones de non droit. Les citoyens sont ainsi abandonnés et livrés à toutes les formes de violence physique.

Au total, l’insécurité et les conflits qui pourraient en découler sont dus au sous-développement, à la pauvreté, au chômage des jeunes, aux inégalités socio-économiques, conjugués avec la mauvaise gouvernance et à la défaillance de l’Etat à assurer les fonctions régaliennes de sécurité. Toutefois, il convient de ne pas confondre les conséquences et les causes. L’insécurité physique et les conflits violents accompagnent plus qu’ils ne provoquent la pauvreté.