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Bloc-républicainLes députés membres du Bloc républicain ont été amenés hier jeudi 21 mars 2019 à constater ce qu’ils ont appelé la rupture de l’esprit de  consensus par leurs collègues de l’opposition politique. A la faveur d’un point de presse animé à la salle polyvalente de l’Assemblée nationale, le député Jean-Michel Abimbola et ses collègues Barthélémy Kassa, Rachidi Gbadamassi, Nassirou Arifari Bako, Adam Bagoudou, Sofiath Schanou, Benoît Dègla, Abdoulaye Gounou, André Okounlola, Cyprien Togni, Rosine Dagniho et autres ont dénoncé l’introduction par une gymnastique habile d’une nouvelle proposition de loi modificative de la loi portant Charte des partis politiques ; ceci en lieu et place de celle adoptée de façon consensuelle par les membres du comité paritaire mis en place dans le cadre de la recherche de solutions pour des élections législatives inclusives le 28 avril prochain. D’entrée de jeu, c’est le député Barthélémy Kassa, membre dudit comité qui a démontré avec des preuves à l’appui que le Br est déjà éligible pour les législatives de 2019 et ses responsables ne devraient plus s’acharner. En participant donc aux travaux dans un esprit de souplesse autant que possible, les députés de la mouvance présidentielle dira-t-il, ont prouvé leur ouverture d’esprit pour la recherche des solutions consensuelles en vue des élections inclusives en 2019. Les textes de loi modificatifs proposés ont été donc adoptés à l’unanimité des cinq membres du Comité paritaire. Mais Barthélémy Kassa se dit grandement surpris de constater que c’est un autre texte qui a été introduit cet après-midi… » L’élu du peuple s’est interrogé sur l’origine de cette nouvelle proposition affectée ce jeudi à la Commission des lois au Parlement. « Nos amis d’en face sont-ils toujours dans la recherche de solutions consensuelles pour rattraper le processus électoral qui est en cours ? C’est très important parce qu’on est en politique. Je m’étais toujours demandé s’ils veulent aller aux élections ou continuer à saboter la politique du gouvernement », s’est-il interrogé de nouveau, prenant à témoin l’opinion publique nationale et internationale. A sa suite, le député Rachidi Gbadamassi a déploré  l’attitude de ses collègues des partis de l’opposition qu’ils qualifient de « dilatoire politique ». « Le Comité paritaire est l’expression du consensus. L’introduction unilatérale d’un nouveau texte constitue la rupture de ce consensus et on peut même le qualifier de faux et usage de faux », a-t-il dénoncé. Il a pour finir, rassuré que le Bloc républicain veut aller aux élections tout en respectant la Constitution et l’Etat de droit au Bénin.

 JPM

ABIMBOLA_Jean-MichelJean-Michel Abimbola : « …l’esprit de consensus et de dialogue a été rompu »

 « …Nous étions dans un esprit de consensus et nous avons constaté tout à l’heure, avec un nouveau texte parcellaire et tronqué que l’esprit de consensus et de dialogue a été rompu au point où nous nous posons la question de savoir ce que souhaitent ces acteurs politiques. Sont-ce les élections plus inclusives ou ils ont d’autres arrière-pensées pour qu’on mette entre parenthèses la Constitution du Bénin et le régime en place en semant  le trouble ? Le chef de l’Etat nous a demandés de discuter pour que plus de partis puissent participer aux prochaines élections. Mais vous verrez dès que vous aurez le nouveau texte qui a été déposé clandestinement en introduisant des signatures, que c’est un texte qui va exclure certains. On a sélectionné des partis comme un club d’amis pour que quelques partis, deux ou trois puissent effectivement venir et que tous les autres ne puissent plus avoir l’occasion de venir. Nous ne sommes dans cet esprit. Nous voulons ouvrir à tous. La deuxième chose, c’est que nous ne pouvons pas traiter des textes isolement. Le Comité paritaire a travaillé sur trois textes et nous sommes étonnés qu’on nous envoie aujourd’hui un seul texte. Nous pensons qu’il y a une intelligence, il y a une malice et nous voulons comprendre quelle est la malice qui sous-tend cette manière de faire. En un mot, nous sommes disponibles s’il y a dialogue. S’il n’y a pas dialogue, nous au Bloc républicain, nous avons déjà tous les atouts pour participer aux prochaines échéances électorales ».