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elect-comm-et-localLes élections municipales, communales et locales livrent déjà leur verdict. Les blocs rivaux, majorité et minorité, se dessinent mais l’équation majeure reste la gestion de la victoire par les partis majoritaires.

Qui sera Maire, qui ne le sera pas ? La question chauffe les méninges au sein des états-majors de certains partis politiques majoritaires. Les lendemains des victoires sont déjà tumultueux. La guerre pour le fauteuil est sans merci dans bien de partis où le leader n’est pas clairement défini au départ. Dans cette confusion qui profite à tout le monde, chacun se découvre subitement les qualités de diriger la mairie et une bagarre s’instaure. L’exemple d’une majorité à trois têtes à Parakou et dans bien de Communes n’arrange pas vraiment les choses. Dans un schéma pareil, il faut s’attendre à des formes voilées de dissidence. Tout se complique lorsque le Maire désigné est un peu contesté par les autres. Du coup, un challenger se crée et des soutiens spontanés se dévoilent pour tuer ou enterrer l’ambition du maire contesté. Les mises en scène sont énormes dans ce cas et peuvent même conduire à des démissions pour basculer le jeu de la majorité au profit du camp adverse. Les alliances contre nature mais aussi des concessions qui tutoient l’éthique et le bon sens se trouvent avec toujours pour ambition de gagner le fauteuil. En politique, rien n’est vraiment figé, on dirait même que la norme est presque l’anormal. Dans un contexte pareil, on a des raisons tout aussi justifiées de s’interroger sur la qualité du système partisan.

 Calculs politiques et jeu des alliances

 Insomnies prolongés, calculs constants, stratégies politiques intensifiées toujours dans le souci de gagner la confiance des conseillers d’un camp pour la majorité nécessaire au fauteuil. Tous les coups sont permis même les interdits. L’essentiel est que l’objectif soit atteint. Une fois ce dessein assuré, les hommes forts prennent le contrôle et deviennent tout-puissants au Conseil communal. Quant aux minoritaires, ils se muent en contestataires invétérés de tout, surtout du budget de la Mairie. Certains d’entre eux font le choix de la chaise vide simplement parce qu’ils n’ont pas accès au ‘’butin’’. Les vraies questions concernant la politique globale de la Commune, la vision à long terme, la valorisation du potentiel de la Commune, le développement de l’intercommunalité, bref, les sujets intéressant le bien-être des citoyens seront toujours relégués au second plan. Il ne faudra pas rêver. Demain ne changera vraiment rien, sauf pour les quelques-uns qui débordent d’ambition et Dieu sait qu’ils ne sont infimes. Drôle de pessimisme mais drôle de réalisme.

 Hospice Alladayè