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yayi-houng-amoussLe premier tour des élections présidentielles de 2016 au Bénin est prévu pour le 28 février. Nous sommes à environ quatre mois de cette échéance électorale et jusque là, aucun parti politique ni regroupement de partis politiques, n’a encore désigné son candidat pour la course à la magistrature suprême.

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) coaché par le chef de l’état Boni Yayi et l’Union fait la nation (Un) dirigée par Bruno Amoussou pour ne citer que ces partis et regroupements de partis politiques, ont visiblement tous du mal à résoudre l’équation de la désignation de leur candidat pour cette élection du 28 février prochain. Une opération qui s’avère indispensable pour les béninois puisqu’elle permet de savoir le choix à opérer au moment opportun. Plusieurs noms sont cités pour l’instant, mais il ne s’agit que des intentions de candidatures. Après 25 ans de pratique démocratique, les grands partis et grandes alliances politiques continuent à attendre les derniers jours avant de présenter l’oiseau rare. La situation est encore plus catastrophique pour la prochaine présidentielle de 2016, car la plupart des leaders précédemment cités sont tous hors compétition pour la bataille de la Marina, d’où ce clair sombre entretenu par les uns et les autres. Une situation qui explique qu’au Bénin, la politique ne se fait pas autour des idéologies mais plutôt autour des personnes qui au soir de leur carrière se rendent compte malgré eux, qu’ils n’ont rien fait pour assurer une relève de qualité. Le Prd, qui est l’un des plus grands et vieux parti au Bénin, devrait montrer l’exemple en désignant plus tôt son candidat mais ce parti continu de jouer aux prolongations avec des négociations à en point finir. A ce niveau, la probabilité est forte que le candidat qui sera désigné, ne soit pas un membre actif dudit parti. Du côté de l’Union fait la nation, des candidats ont été désignés par certains partis de ce regroupement ; un comité a été mis sur pied pour l’organisation de la cérémonie de désignation du candidat unique. Une cérémonie qui plusieurs fois a été annoncée dans la presse, mais jusque là rien à signaler. Et pourtant, d’après certains ténors de l’Un, le candidat qui sera choisi ne peut provenir d’ailleurs. On se demande alors ce qui bloque le processus surtout que lors de l’élection présidentielle de 2011, ce regroupement a innové en montrant au public son candidat en la personne de Me Adrien Houngbédji à environ un an de la date fatidique. Au niveau des Forces cauris pour un Bénin émergent, c’est la cacophonie puisque nous sommes en fin de règne de Boni Yayi. Va t-il faire le contraire de son prédécesseur Mathieu Kérékou, qui après son dernier mandat s’est abstenu de désigner un dauphin ? Le comportement du présent locataire de la Marina renseigne plutôt que ce dernier aura encore son mot à dire dans le prochain processus électoral. Pour l’heure la population béninoise peut toujours garder son mal en patience avec des noms qui sont cités à l’emporte pièce parlant de candidature pour la présidentielle de 2016.

Marcus Koudjènoumè