Spread the love
victorien-Kougblénou 3
Victorien Kougblénou rêve grand pour le taekwondo béninois

Le taekwondo béninois a de beaux jours lui. A l’issue d’une Assemblée générale tenue samedi 24 novembre 2018, au Comité olympique à Cotonou, Jules Victorien Kougblénou, a pris les commandes de la fédération nationale. Il remplace ainsi le Général François Kouyami qui a porté haut les flambeaux de l’institution. Plébiscité, le nouveau président a salué le ministre Oswald Homéky et le chef de l’Etat, Patrice Talon, dont l’action promet des lendemains meilleurs pour le sport béninois et mis son mandat sous le sceau de la modernisation.

Le Matinal : Vous avez été plébiscité par les mandants lors de l’assemblée élective 24 /24. Quel est votre secret ?

 Victorien Kougblénou : Je n’ai pas un secret. Je voudrais avec beaucoup d’humilité avoir le triomphe modeste pour dire qu’il s’agit d’une reconnaissance de la  qualité ma petite personne. Lorsque vous prenez  en compte le nombre de personne qui pouvaient occuper le poste de président de la fédération béninoise de Taekwondo, vous auriez compris qu’il s’agit  de l’ordre du  divin. Et pour,  cela permettez-moi de remercier l’être Suprême pour ce jour. Je voudrais ensuite  recommander ce plébiscite à la protection divine pour que les attentes puissent être comblées. Je n’ai point de doute qu’il en sera ainsi.

Vous êtes élu pour un mandat de quatre ans, quels sont les défis que vous avez à relever ?

Les défis sont à relever sont nombreux en ce sens que, lorsque vous faites une incursion dans le passé de la fédération, vous vous rendez compte que depuis les années 70,  que cet art martial a été introduit au Bénin par le grand maître Pierre Ogoudjobi et bien, il y a avait eu un engouement  autour de cette discipline. C’était le seul art martial qui engrangeait des médailles et  faisait que le Bénin était respecté aussi bien au niveau sous-régional qu’à l’international. Je voudrais rappeler à votre souvenance que c’est le taekwondo qui a permis au Bénin d’être représenté pour la première fois de son histoire au Jeux olympique et c’était à Sidney en 2000 après les qualifications en Afrique du Sud. Donc c’est quelque chose que nous avons toujours vu avec beaucoup  d’enthousiasme et de satisfaction. Mais cela relève du passé et notre art martial a connu une sorte de déclin,  non pas parce que les gens n’ont pas travaillé, mais parce que au niveau organisationnel, il y a eu quelques dysfonctionnements. Nous allons travailler à remettre les choses à l’endroit, notamment en instaurant au niveau Comité exécutif de la Fédération, une bonne gouvernance au niveau sportif, administratif et institutionnel. Cela, en définissant de nouveaux principes et règles avec des outils modernes de gouvernance,  permettant d’engranger des résultats. Nous avions également au niveau de la représentativité de nos athlètes,  quelques problèmes parce qu’on ne peut acquérir de l’expérience lorsqu’on ne se confronte pas assez  aux autres. Nous n’avions pas eu la chance aux meetings et aux rencontres internationales où nous pourrions avoir l’expérience pour espérer revenir avec les exploits que nous faisions par le passé.  Au niveau des entraîneurs et des athlètes, il y a aussi un grand challenge en ce que les formateurs eux- mêmes ne disposent pas d’un cadre approprié pour donner des formations. Ce n’est pas de leur faute, c’est parce que le taekwondo est un art martial très dynamique et qui évolue très vite. Donc si vous ne vous mettez pas au pas des nouvelles techniques, vous allez très vite vous mettre en déphasage. Je rappelle qu’à votre souvenance qu’il était plus facile de faire du Taekwondo spectacle, de grande souplesse. Malheureusement aujourd’hui,  les combats sont orientés vers les coups de poing. Ce sont  des choses sur lesquelles il faut revenir. Egalement, lorsqu’il s’agit des démonstrations, les choses ont beaucoup évolué et si vous n’êtes pas au parfum, vous risquez d’être en déphasage lors des compétitions. L’autre aspect, ce sont les équipements. Vous savez qu’aujourd’hui, les points sont marqués de façon automatique et nos athlètes n’ont pas toujours l’opportunité de travailler avec des équipements modernes, alors qu’ils sont mis sur le même niveau d’évaluation lors des compétitions internationales avec les autres athlètes qui ont l’occasion de familiariser avec les outils de combats. Donc, il s’agira de voir quelle disposition mettre en place pour doter les clubs de nouveaux équipements modernes et pourquoi développer aussi le Taekwondo de combat. Tous les adeptes de taekwondo ne sont pas appelés à être des athlètes de compétition. Donc, il faut compartimenter, décliner la discipline et aller à la base. Pour ce faire, nous avons déjà les ferments qui sont mis en place par le gouvernement. Il s’agit des classes sportives, puisque le taekwondo fait partie des arts martiaux qui seront enseignés aux enfants à partir du bas âge. Il sera question de détecter des talents très jeunes et de mettre en place un cadre pour les suivre. Nous pouvons y arriver grâce au parrainage des sociétés. Vous n’êtes pas sans savoir que la nouvelle loi des finances gestion 2019 a mis en place un mécanisme de facilitation du sport de manière général,  à travers l’investissement des entreprises.

Votre mot de la fin

Je voudrais rendre un hommage vibrant au Comité sortant et à son président, le Général François Kouyami, qui a fait un travail formidable à la tête de cette Fédération. Il s’agira pour nous de continuer dans cette lancée en apportant une touche de jeunesse à ce qui était fait. Je voudrais aussi rendre un hommage au Chef de l’Etat, Patrice Talon et au ministre Oswald Homéky pour avoir su faire preuve de management des Fédérations. On observe aujourd’hui une réconciliation et un renouveau au niveau de ces instances faitières. Cela à l’instar de ce que le Président de la République a fait avec les religieux, les politiques avec les regroupements de partis et au niveau du sport également. Cela s’explique par le suffrage que j’ai obtenu. Il s’agit d’un rassemblement pur et simple.

Propos recueillis par  D K G (Stag)