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Constant Omari et son associé ne sont pas restés neutres

La deuxième mission de la Fifa et de la Caf qui a séjourné à Cotonou du 22 au 23 juillet 2015, devait s’imprégner des raisons de la crise après avoir écouté les différents acteurs. Seulement, au regard des conditions de déroulement des activités des deux émissaires, Constant Omari et Me Prosper Abéga, de forts soupçons pèsent sur ces derniers… En effet, comment expliquer le fait que les émissaires, une fois à Cotonou, se soient jetés dans les bras du gouvernement qui a assuré leur hébergement et leur transport et toutes les autres logistiques ? Mieux, comment expliquer que le ministre des Sports soit devenu le guide des émissaires de la Fifa et de la Caf qui ont utilisé tout le temps son véhicule de fonction et l’ont accueilli durant tout leur séjour dans leur hôtel? Plus grave, les émissaires de la Fifa et la Caf se sont rendus au Palais de la Présidence où ils ont été reçus par le chef de l’Etat sans aucun membre du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) dont le président et les membres sont pourtant reconnus comme les seuls interlocuteurs légitimes de la Fifa au Bénin. D’ailleurs, selon certaines indiscrétions, les deux émissaires auraient été intéressés par ces hautes autorités. Après, ils auraient bénéficié des services d’un ancien membre de la Fbf pour une opération de change suspecte. Au regard de tout ceci, il ne serait pas exagérer de se questionner sur la crédibilité et l’objectivité de ce que ces émissaires produiront comme rapport à la Fifa. Comment faire confiance à une telle mission ? S’ils sont neutres, ils doivent plutôt conforter la Fbf dans sa position. D’autant que la situation que traverse le football béninois depuis mars 2015 est du fait du gouvernement qui, par l’entremise du ministre des Sports, s’est ingéré dans la gestion du football national. Cette ingérence du politique dans le football a été si flagrante que la Fifa, dans ses correspondances, notamment celles du 12 mars et du 20 avril 2015, a rappelé les dispositions des statuts de l’institution faîtière en la matière.

 E.A.B