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Joseph Djogbénou dit n'avoir jamais reçu une invitation formelle pour un débat contradictoire sur l'Ortb dimanche

« Il faut développer les villes notamment Cotonou sinon il sera difficile de développer le pays… Il faut éviter les hommes de providence et travailler plutôt en équipe». Voilà quelques phrases prononcées par le député Joseph Djogbénou pour justifier la candidature de certains membres de l’Union fait la Nation dans le cadre des prochaines élections locales, communales et municipales. Invité sur l’émission Cartes sur table de Océan FM ce dimanche 21 Juin, le candidat au poste de conseiller municipal dans le 7ème arrondissement de la capitale économique du Bénin a analysé l’actualité sociopolitique du Pays.

Quelques jours après son élection en tant que député à l’Assemblée Nationale, Joseph Djogbénou se retrouve dans les starting-blocks pour les élections communales et municipales. L’invité de l’émission Cartes sur tables, maitre Joseph Djogbénou a expliqué les motivations qui fondent la candidature de plusieurs de ses pairs y compris lui-même comme conseillers municipaux. « Nous sommes sur un cheminement, le renouvellement de toute la classe politique. C’est un cycle électoral et dans ce cycle, il faut des vecteurs en capacité de faire adhérer les Béninois à des projets plus grands. Le moment viendra où chacun fera son choix puisqu’il s’agit d’une liste constituée de titulaires et de suppléants » a laissé entendre le président de la commission des lois. A en croire l’avocat, il faut que la décentralisation puisse profiter aux populations à la base et c’est la raison pour laquelle l’Union fait la Nation a proposé une équipe capable d’apporter des solutions aux problèmes de la ville de Cotonou. Des problèmes qui, selon lui, ne sont pas forcément dus au manque de moyens financiers mais plutôt de gouvernance. « Quand on parle de décentralisation, il faut la décentralisation partout. Il ne faut pas imaginer la décentralisation comme seulement le transfert de compétences entre l’Etat central et les conseils municipaux, il faut instituer la décentralisation des services et à tout le moins une déconcentration entre le conseil communal et les arrondissements. Les chefs arrondissements et les chefs quartiers doivent par exemple être associés à la salubrité » a -t-il indiqué.  La stratégie et l’efficacité sont les paramètres devant permettre de gérer convenablement la ville selon l’avocat-député. Pour cette raison, il faut faire en sorte que des hommes et des femmes en capacité d’assurer une meilleure gouvernance puissent être au conseil municipal. Candide Azannaï serait-il le prochain maire de la ville de Cotonou lorsque les résultats iraient en la faveur de l’UN ? A cette question Joseph Djogbénou répond que le débat n’est pas encore à ce niveau et que tous ceux qui font partie de l’équipe mise en place sont capables de gérer la municipalité. A noter que les sujets tels que la constitution du nouveau gouvernement de Boni Yayi ainsi que la crise à l’Université d’Abomey-Calavi ont été au cœur du débat.

Marcus Koudjènoumè