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Les députés occupés par l’examen de la loi des Finances 2017

(Le vœu de Houngbédji sera exaucé)

Après avoir constaté que depuis la rentrée parlementaire, l’Assemblée nationale n’a tenu aucune séance de questions au Gouvernement, une certaine presse a fait savoir que la promesse du président Adrien Houngbédji d’activer le contrôle de l’action gouvernementale par le Parlement est un leurre. Une sorte de complaisance, voire de complicité avec le gouvernement a été dénoncée dans les parutions. Mais cela ne tient pas.
Les détracteurs du président Adrien Houngbédji ont omis un paramètre fondamental qui ruine leur dénonciation. En effet, l’Assemblée nationale est actuellement en session budgétaire. Les travaux de cette session mobilisent chaque jour les députés, les membres du gouvernement, les responsables d’institutions, sans compter la société civile. Ceci, afin de doter le Bénin du Budget général de l’Etat (Bge) 2017 dans les délais légaux. Face à cet impératif, et prenant en compte son engagement, le président Adrien Houngbédji a proposé en plénière le 18 octobre 2016 à la Commission des Ffinances, de réaménager son calendrier de réunion de telle sorte que les jeudis soient libérés, pour la tenue des séances de questions écrites. Cette proposition avait l’inconvénient de prolonger jusqu’au 25 décembre au moins, les travaux de la Commission. Elle a été néanmoins acceptée par le président de la Commission des finances. Mais, un député s’y est opposé, et a émis le souhait de laisser se dérouler la programmation faite par la Commission pour ne pas prendre le risque d’une adoption tardive du budget. Il  a proposé que les séances de questions au gouvernement ne se tiennent qu’après le vote du budget. Le président de l’Assemblée nationale a donc dû comme il est de règle, soumettre sa proposition et la contre-proposition du député en question à la plénière. Celle-ci a validé la contre-proposition. Sur l’ensemble du sujet, (lire le compte rendu intégral des débats du 18 octobre 2016 disponible au Secrétariat général administratif), il n’est nullement question ni d’une « fausse promesse du Président », ni « d’un marché de dupe avec le Gouvernement », ni de « complicité entretenue avec l’Exécutif ». La plénière a exercé ses prérogatives qui s’imposent au président. Il convient d’ajouter que sans attendre la fin des travaux de la commission budgétaire, le bureau de l’Assemblée nationale a mis sur pied, le lundi 21 novembre 2016, un comité de travail présidé par le 1er  Vice-président. Il est chargé de restructurer le service des séances et questions, de veiller à son équipement et d’élaborer un projet de manuel de procédure administratif, pour faciliter l’exercice du contrôle de l’action gouvernementale. Son rapport est programmé pour être déposé dans les 15 jours. Ainsi, les séances de question au gouvernement occuperont toutes les journées de jeudi. La Conférence des présidents en a été informée le même jour. Il s’agit donc une vaine polémique pour déstabiliser le président Houngbédji qui assure jusque-là.
AT