Spread the love
AMOUSS-CAND-HOUND
Le Pdt de l’Un, Bruno Amoussou et les siens préparent après-Yayi

(Azannai prévient son camp et met en garde le chef de l’Etat)

 Les responsables et cadres de l’alliance politique « Union fait la nation » (Un) étaient, le samedi 30 mai 2015, en conclave dans un hôtel de la Commune de Grand-Popo. L’objectif pour ces acteurs politiques était d’analyser les efforts accomplis et les difficultés rencontrées lors des dernières élections législatives. Le diagnostic doit permettre d’envisager de nouvelles perspectives pour la victoire lors des prochains scrutins afin de tourner la page de Yayi Boni.

Les militants à toutes les échelles de l’Union fait la Nation (Un), se projettent dans l’après Yayi Boni. Après la victoire de l’opposition à l’occasion de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale, les responsables de l’Union fait la Nation et les cadres de l’Alliance comptent resserrer les liens pour plus de victoire au cours des prochains combats électoraux. Réunis le samedi 30 mai 2015 autour de leur leader, Bruno Amoussou, les présidents des partis politiques de l’opposition tels que Candide Azannai de « Restaurer l’Espoir », Léon Adégnandjou de « l’Udbn », Parfait Houangni du « Peb », et David Rock Gnanhoui de « Alternative citoyenne » ont analysé les actions menées au cours des dernières élections et accordé leurs violons sur les nouvelles stratégies à adopter pour la victoire de leur Alliance lors des communales et locales. A l’ouverture de la rencontre, le président Bruno Amoussou, a exposé les enjeux qui sous-tendent cette réunion. Il a indiqué que la rencontre vise à faire le diagnostic du chemin parcouru et d’aborder l’avenir avec plus de sérénité. « Nous allons émettre des avis nécessaires pour notre groupe et pour celui de la Nation. Car, lorsqu’on arrive à résoudre les contradictions et à se mettre ensemble, on a de bons résultats », a déclaré Bruno Amoussou. Pour lui, ce conclave doit permettre de consolider les liens entre les membres de l’Un.« Notre alliance est assise sur des valeurs sûres. Nous devrons suivre la vision du peuple. Nous devrons continuer le travail pour mériter les félicitations de notre peuple. Car, il est soulagé dans tous ses compartiments après les dernières élections », a-t-il poursuivi.

Les leçons de Azannaï à l’opposition et ses mises en garde à Yayi

Parmi les discours des présidents des partis politiques, c’est celui de Candide Azannaï qui a le plus retenu l’attention des participants. Le président de Restaurer l’espoir a mis en garde ses pairs contre des opinions et idées égoïstes que certains dirigeants développent au mépris des convictions du peuple. « Il faut se méfier des actes de ce genre, car ils portent souvent atteinte à l’image des regroupements politiques », a fait savoir le député Azannaï. Tirant leçons de la mauvaise gouvernance des biens publics qui caractérise le régime actuel, il a invité les participants à privilégier l’intérêt du peuple au détriment des intérêts personnels.Car, pour lui, c’est en poursuivant les intérêts personnels que les dirigeants deviennent des dictateurs. « Tout individu qui se dit puissant verse toujours dans le culte de la personnalité et dans la dictature », a-t-il martelé. Et pour éviter cela, il a demandé à tous les participants d’élaborer de bons projets pour le développement de l’éducation. Après avoir donné son engagement à accompagner les idées de l’assistance pour la mise en place des autres structures et commissions du Parlement, il a demandé aux présidents et cadres des partis politiques présents de combattre les hommes qui se prennent pour des invincibles. « Dans mon parti, je ne cesserai jamais de combattre cela. Vous aussi vous devrez faire pareil dans votre parti politique. Nous sommes fiers d’avoir libéré le pays. Nous devrons penser à son développement. Nous ne devrons plus soutenir les hommes qui ne pensent qu’à eux-mêmes », a-t-il renchéri. Des menaces proférées en direction du premier magistrat, ont occupé une bonne partie de son discours. Après avoir félicité tous ceux qui l’ont soutenu lors de sa tentative d’enlèvement par les hommes du président de la République, le 4 mai 2015, il a mis en garde Yayi Boni contre tout autre acte visant à embrigader sa liberté. Au cas où il le ferait, a-t-il insisté, il le trouvera sur son chemin. « La prochaine fois que Yayi va s’attaquer à moi, ce jour là-même, il quittera le Pouvoir. Yayi n’a pas droit à l’amnistie. Je combattrai tous ceux qui vont vouloir lui accorder l’amnistie. Il doit répondre des actes et malversations qu’il a commis sous son règne. Il n’a pas droit à l’asile après son deuxième mandat», a-t-il conclu.

Claude Ahovè (Br Mono-Couffo)