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AzannaiL’opposition béninoise a du mal à innover dans son engagement politique telle est toujours accrochée aux slogans dépassés alors même qu’on vient de sortir d’une grande épreuve.

Cela fait un moment qu’on l’a entendue. Cette opposition habituée aux méthodes passéistes s’invite dans le débat politique avec des discours évidemment dépassés. Il ne faudra pas s’attendre à mieux de la part de certains de ses leaders qui ne savent pas faire le vide pour avancer. Lorsqu’on a passé toute sa vie à lutter pour des causes qu’on est le seul à comprendre, il est évident qu’on soit constamment dans le passé. L’attitude  de ces acteurs politiques explique une obsession fade fondée sur un vœu qui ne se réalise jamais. La plupart des revendications souvent  irréalistes de ces acteurs politiques ont été sans effet. Aucune d’elle n’a été concrétisée. Leur condition dialoguer étant le retour des exilés. Pratiquement excédés, ils se sont lancés désespérément dans des menaces inutiles comme  » il n’y aura élection. Ils vont marcher sur mon cadavre ». L’opinion est témoin que depuis mai, les députés de  la sixième législature ont été  installés. Bientôt deux mois que tout ce débat dans l’opinion est clos, mais les opposants continuent d’inscrire ces points à l’ordre du jour. Ils osent même parler de réorganisation des élections législatives dans un contexte où le consensus naît progressivement après les évènements assez complexes de Tchaourou.

Aucune leçon de la crise de Tchaourou

Tout laisse à penser que cette catégorie d’opposants était absente du pays pendant les évènements de Tchaourou. Ces politiciens semblent méconnaître royalement les raisons de la crise de Tchaourou et les niveaux de consensus qui ont permis d’aboutir à son degel. Ils ont oublié que la crise latente dont les plaies sont encore ouvertes est liée aux élections. Ils savent que la paix encore précaire doit être sauvegardée par tous et qu’au lieu de raviver les flammes il faudra militer pour le dialogue. Ils le savent assez clairement. Mais ils continuent la diversion clamant à qui veut les écouter qu’il faut réorganiser les élections. Ce sont ces genres de diversion qui ont pendant tout le temps encouragé les coups de force et fragilisé l’opposition. S’ils n’ont pas compris, il est enfin temps qu’ils le comprennent. Cette politique de l’opposition qui consiste à déterrer des revendications  irréalisables est une fuite en avant. Parlant de revendications irréalisables, en voici une autre. En effet, ces acteurs de l’opposition ont ramené une fois encore cette ennuyeuse ritournelle de retour des exilés.

Une réunion avant de décider du dialogue

Dans un contexte où tout le monde s’accorde sur la nécessité du dialogue, l’opposition trouve qu’il faille qu’elle se réunisse pour, dit-elle, trouver une réponse appropriée et consensuelle au dialogue annoncée par le Chef de l’Etat. La stratégie de opposition a toujours été celle d’une fuite depuis le début des crises. Quand il s’agit pour l’opposition de se rendre disponible pour trouver une solution à un problème donné elle fait la politique de la chaise vide. On se demande ce quoi ressemble cette stratégie de fuite réelle de responsabilité. Cette attitude de l’opposition a deux raisons simples. L’opposition est assez désorganisée et cache ses crises intestines.

AT