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union-fait-la-nationL’Union fait la Nation (Un) poursuit sa démarche de propositions concrètes au gouvernement du président Patrice Talon. Après les commissions Santé et Agriculture qui ont planché, c’était le tour du comité Education de soumettre ce samedi 27 mai à l’Isba à Cotonou, le fruit de ses réflexions pour validation. Auguste Vidégla, président du comité thématique et les siens ont proposé à l’Exécutif une thérapie de choc pour reconstituer le système éducatif béninois en déconfiture. 
L’Union fait la Nation est soucieuse de la restauration de la qualité du système éducatif béninois. La plus grande alliance de l’opposition sous le président Yayi Boni a mis sur pied un Comité thématique de l’éduction (Cte-Un). Chargée de réfléchir sur les réformes entreprises dans les sous-secteurs des enseignements maternel et primaire, secondaire et technique, universitaire et recherche scientifique, alphabétisation et promotion des langues nationales, la commission présidée par Auguste Vidégla a présenté son rapport d’étape après 9 mois de dur labeur. Un chef d’œuvre qui n’ pas laissé indifférent le président du comité d’organisation qui, à l’ouverture des travaux, a d’ailleurs reconnu la qualité de la tâche abattue. « Ce processus entamé depuis quelques mois et qui a vu se succéder les comités Santé et Agriculture, vise à doter l’Un d’une politique réfléchie en fonction des réalités béninoises et des moyens », a confié le président d’organisation. Dans son allocution d’ouverture et d’orientation des travaux, le président Bruno Amoussou a peint le tableau de la crise que traverse le secteur éducatif béninois et d’autres pays. Pour lui, le Bénin ne peut sortir de l’ornière si la qualité des ressources humaines ne s’améliore. Pour relever les défis de la révolution numérique qui a induit de nouveaux comportements, « nous sommes obligés de revoir tout notre système d’éducation, de lui fixer des orientations nouvelles assises non seulement sur nos réalités, mais ouverte sur le monde », a-t-il lancé. Donnant un sens au travail qui est fait depuis peu par son organisation, « cet exercice entre dans le cadre de la recomposition de la classe politique que nous souhaitons », a fait remarquer l’ancien ministre du Plan sous le Président Mathieu Kérékou. Il a exhorté les autres groupes politiques béninois à bâtir des programmes et non des offres programmatiques telles que l’argent et autres sur la base desquelles les populations votent lors des joutes électorales.      
 De la reconstruction du système éducatif
 La moisson du Comité thématique éducation livrée par le président Auguste Vidégla comporte 164 pistes de solutions. Dans le lot, certaines dispositions sont déjà prises par l’actuel gouvernement. « En dehors de quelques réformes, les mesures déjà mises en œuvre par le gouvernement ne semblent pas être en contradiction ni avec le diagnostic établi ni avec les pistes de solutions envisagées par l’Un ; même si l’on constate déjà la malheureuse perpétuation du suivi horizontal et discontinu de l’apprenant », a souligné le rapporteur du comité. En attendant le retour sur la problématique du suivi de l’apprenant béninois, l’Un suggère au gouvernement de focaliser l’accent sur la formation technique, professionnelle et duale, de rattraper la gestion de l’interdiction des activités aux organisations estudiantines, l’instauration non discriminatoire de l’examen national pour obtenir les diplômes de Licence et de Master au profit des étudiants des universités, aussi bien privées que publiques et la prise en compte des solutions proposées pour le sous-secteur Alphabétisation et promotion des langues nationales par les experts du domaine. Compte tenu de l’importance de la question de l’éducation, la séance a été consacrée à un seul thème alors que d’ordinaire, deux sont programmés pour être débattus par session. Aussi, d’autres personnes non membres de l’Union ont été conviées à la rencontre pour enrichir les débats.
 Serge Adanlao