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Jordan Adéoti compte retrouver les Ecureuils

Titulaire lors des deux premières journées, le milieu défensif de Caen, Jordan Adéoti, se confie en exclusivité. L’international béninois a fait le point de sa dernière saison, dévoilé ses objectifs pour la nouvelle et a également évoqué son absence chez les Ecureuils à Bata en juin dernier. Lisez plutôt…

Vous avez fait 28 apparitions en Ligue 1 dont 18 titularisations pour une première saison dans l’élite. Quel est votre point de vue sur votre parcours personnel ?

 C’est une première saison en Ligue 1, et elle a été mitigée. J’ai été titulaire sur les dix ou onze premiers matchs et ça été un peu moins le cas en deuxième partie de saison. J’espérais faire encore mieux sur le terrain. Mais pour une première faire 28 matchs sur 38 possibles, c’est déjà une bonne chose.

 Donc, on peut dire que vous êtes préparés pour faire mieux. Pensez-vous avoir franchi un cap ?

 Oui, je le pense ! J’ai bien fini la saison dernière au poste de défenseur central, cela m’a aidé. Pour cette nouvelle saison, notamment dans la préparation, j’étais beaucoup plus calme. Même au Vélodrome contre Marseille la semaine dernière, j’ai senti que j’ai mieux abordé le match que l’année dernière avec moins d’appréhension et de pression. Cette première année d’expérience m’a fait beaucoup de bien pour démarrer la nouvelle. Et j’espère pouvoir m’installer durablement dans l’équipe cette année.

 Cette année sera décisive pour vous puisque théoriquement c’est votre dernière année de contrat. Avez-vous déjà envisagé l’après-Caen ?

 Je n’ai pas de plan de carrière particulier. Après une année en Ligue 1, j’ai juste envie de faire une deuxième très bonne saison. Il me restera une année de contrat supplémentaire si le club se maintient. Je ne suis pas en train de planifier ce que je vais faire l’année prochaine. Je me concentre vraiment sur cette saison avec l’envie de faire une grosse et on verra par la suite. Après, on verra avec le club ce qu’ils veulent faire de moi parce que la décision ne viendra pas que de moi.

 Caen a connu une première partie de saison difficile avant de bien finir la saison. La pression du maintien ne pèse pas trop dans votre quotidien ?

 Non ! On connait un peu la hiérarchie de la Ligue 1. On savait surtout l’année dernière qu’on faisait partie des équipes qui allaient jouer le maintien. On savait que ça serait difficile. La seconde année est la plus dure parce que Caen, sur les dix dernières années, n’a jamais réussi à enchaîner deux saisons d’affilée. On sait que ça va être encore dur cette saison mais on ne se met pas de pression particulière. On sait qu’on a de la qualité comme on l’a démontré en deuxième partie de saison dernière. On va s’appuyer sur cela pour faire une bonne saison et assurer le maintien assez vite et se placer dans le ventre mou du championnat plutôt qu’en bas. Pour l’instant, l’important c’est de prendre de points. Après, la pression, elle viendra et elle est venue l’année dernière quand on n’enchaînait pas les victoires. L’important, c’est de se mettre en sécurité le plus rapidement possible.

 Vous êtes arrivés au même moment que Emmanuel Imorou. On dit que vous ne vous lâchez pas…

 Arrivé dans un club avec quelqu’un qu’on connaissait déjà c’est beaucoup plus facile pour s’intégrer. On a été ensemble au début et on l’est toujours. On partage la même chambre quand on est en déplacement et même à domicile quand on va aux verts. On est proche. Manu (Imorou), il connaissait aussi Damien Da Silva, qu’il avait côtoyé à Clermont. On s’entend bien et ça a facilité notre intégration.

 Depuis novembre 2014, vous n’avez plus porté le maillot des Ecureuils, vous étiez absents en Guinée-Equatoriale, votre avenir international est-il en question ?

 Je sais qu’il y a beaucoup de questions qui entourent ma non-présence en Guinée-Equatoriale. J’espère être convoqué contre le Mali à Cotonou en septembre prochain. Si je reviens en sélection je vais m’expliquer devant le peuple béninois en ce qui concerne mon absence. Mais ce n’était pas du tout dans le but de privilégier mes vacances comme les gens disent. C’était pour d’autres raisons. J’ai toujours répondu à la sélection en matchs amicaux comme officiels. J’étais là en Tanzanie en octobre et au Maroc en novembre dernier. Je ne pouvais pas privilégier mes vacances par rapport à un match aussi important de qualification pour la Can 2017. Je m’expliquerai quand je serai au Bénin et j’espère que ce sera le mois prochain. Je n’ai pas abandonné ma carrière internationale, j’ai envie d’aider mon pays, de continuer avec la sélection nationale parce que ça me tient à cœur de faire quelque chose au pays, rendre fiers les Béninois et surtout mon père aussi. Réussir quelque chose avec la sélection, ce serait vraiment merveilleux d’aller à la Can et de faire un résultat. J’ai hâte de retrouver la sélection, j’ai envie de me battre pour les Ecureuils et ça ne changera jamais.

 Propos recueillis par F.A.G (en collaboration avec www.bjfoot.com)