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assemblée-benin1Le gouvernement retarderait l’étude des questions d’actualité à l’Hémicycle, c’est ce qui ressort des déclarations du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, lors des deux dernières plénières. Pour pallier ce retard, il a été décidé de contraindre le gouvernement à honorer à son devoir constitutionnel.
« Ce qui est décidé lors de la réunion du bureau et en conférence des présidents ce jeudi, c’est de reprendre la programmation des questions orales au gouvernement. Le jeudi prochain,  nous procéderont à l’examen des questions d’actualité et le vendredi, soit le lendemain, à l’examen des questions orales au gouvernement », a déclaré, le président de l’Assemblée,  Adrien Houngbédji, avant de suspendre la plénière. Il a, par ailleurs,  insisté sur le fait que l’absence de certains membres du gouvernement aux traditionnels rendez-vous des jeudis, fausse les calculs  dans la progression de l’étude de certaines questions posées à l’Exécutif. Les interpellations et les réponses du gouvernement, dans le cas d’espèce, procèdent du contrôle de l’action du gouvernement, comme le recommandent les textes. C’est pour  donc éviter que des questions d’actualité ne soient rejetées aux  calendes grecques, que le président a jugé bon d’en aviser la plénière, après décision du bureau de l’Assemblée Nationale et la conférence des présidents. Ainsi pendant deux jours d’affilé, le gouvernement fera face à la Représentation nationale.  Après ces échanges, il y aura légère progression dans l’étude des nombreuses questions d’actualité et orale qui s’accumulent. L’agenda du jeudi prochain, permettra à plusieurs ministres du gouvernement de répondre aux préoccupations des élus du peuple, relatives aux réformes à l’Université d’Abomey-calavi et à la gestion de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), à la situation administrative des 230 agents mis à la disposition de l’Agence nationale du domaine et du foncier, de l’Office national de la sécurité alimentaire (Onasa) et des jeunes volontaires d’expertise professionnelle, et à la liquidation de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra).
 
Martin Aïhonnou
(Coll)