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assembleeLe ballet des membres du gouvernement se poursuit devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Mardi 27 novembre 2018, les ministres Modeste Kérékou, Samou Séidou Adambi et Barnabé Dassigli ont tour à tour présenté aux membres de la commission leurs budgets sectoriels. Lire leurs explications.

Modeste Kérékou, ministre des Pme : « Le projet de budget s’élève à  7 milliards 594 millions 243 mille FCfa »Modeste-Kérékou

«…J’ai eu l’honneur de défendre devant la Commission, le projet de budget, gestion 2019 du Ministère en charge des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi qui s’élève à 7 milliards 594 millions 243 mille FCfa. Il faut dire que pour l’année 2019, le gouvernement entre dans la phase d’exécution plus concrète des projets phares et des projets prioritaires du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Le ministère en charge des PME et de la promotion de l’emploi ne pilote pas directement ni de projet phare ni de projet prioritaire, mais nous avons au niveau de notre département, le projet emploi des jeunes qui tire à sa fin. C’est un projet que nous exécutons depuis 2014. C’est le seul projet qu’il y a au niveau de notre département ministériel et qui devra prendre fin au cours du premier semestre de 2019 et qui reçoit des ressources d’un milliard 486 millions de Fcfa. Ce que nous avons à faire prioritairement au niveau de notre département, c’est la poursuite des réformes. Et j’ai salué tout à l’heure devant la commission, la sollicitude des députés qui ont voté un certain nombre de lois importantes parce que sur le chantier de la promotion de l’emploi, nous avons besoin d’un cadre réglementaire et législatif favorable à la création de l’emploi. J’ai informé les députés que le gouvernement va les saisir bientôt d’un texte de loi relatif à la promotion des micros, petites et moyennes entreprises. C’est un texte de loi important dans le contexte actuel et je voudrais compter sur la sollicitude habituelle des députés. Ils se sont préoccupés, en tant que représentants du peuple, d’avoir plus de visibilité sur un certain nombre d’initiatives de projets et programmes que nous opérons au sein de notre département, notamment ceux relatifs à nos structures comme l’agence nationale pour l’emploi, l’office béninois des services du volontariat… »

Samou Séidou Adambi, ministre de l’Eau et des mines : « Les 97,5% du budget sont destinés à l’investissement »

samou adambi 2«…Le budget exercice 2019 se chiffre à environ 58 milliards 500 millions de FCfa contre 24 milliards 100 millions FCfa l’année dernière soit un accroissement d’environ 142% ; ce qui montre la volonté du gouvernement a réellement réglé la question de l’eau d’ici à 2021. C’est pour cela que ce coup de pousse a été donné au budget du ministère de l’eau et des mines. Lorsque vous prenez le budget dans sa structuration, vous vous rendez compte que les 97,5% sont destinés à l’investissement et de ses 97,5% seulement le volet minier n’a que 0,33% et tout le reste est destiné à l’eau en milieu urbain comme en milieu rural. Il faut dire que c’est un programme sans arrêt jusqu’en 2021, en ce sens que les projets qui sont lancés sont en cours et les visites de chantiers, les inaugurations, les lancements vont continuer jusqu’en 2020. Les derniers projets vont être lancés en 2020 pour que nous ayons au moins un an pour voir leur achèvement. (…) Aujourd’hui, si vous avez eu la chance de suivre l’Ortb, vous allez constater que le milieu urbain a véritablement démarré et environ 55 communes sont déjà impactées. Les ouvrages vont être construits pour la distribution de l’eau parce que ce sont des Adductions d’eau villageoises (Aev) multi-villages… »

Barnabé Dassigli, ministre de la décentralisation : « Nous avons une augmentation de 22% » Barnabé Dassigli

« …Nous venons de passer devant la représentation nationale pour présenter notre projet de budget, gestion 2019 qui est de 47 milliards 240 millions Fcfa comparativement à celui de l’année dernière qui était de 38 milliards 741 millions de FCfa. Nous avons une augmentation de 22%. Cette augmentation est due au fait que l’Etat fait beaucoup d’efforts pour transférer à nos Communes les ressources dont elles ont besoin pour régler les problèmes de développement de nos territoires pour que les communautés à la base puissent se sentir très bien. Nous avons des priorités. D’abord, le transfert des ressources permet aux collectivités territoriales de faire face aux problèmes de nos populations puisqu’il faut le développement de l’économie locale. Nous avons la construction du centre de formation pour l’administration locale (Cefal). L’entreprise qui doit construire ce centre est déjà connue. La construction peut démarrer incessamment.  L’autre  action à mener est la poursuite du processus de la délimitation des Communes et de leurs unités administratives. Nous avons également la construction des 12 préfectures qui démarrera très prochainement (…) Nous avons aussi la relecture des textes de la décentralisation. Vous comprenez qu’il faut revoir un peu les textes. Dix ans, quinze ans après, c’est nécessaire d’aller revisiter ces textes. Il y a aussi la mise en œuvre des plans de décentralisation et de déconcentration et le plan départemental de coordination des actions de développement… »

Propos recueillis par Martin Aïhonnou (Coll)