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Le ministre des Finances Romuald Wadagni ne manquera pas de séduire le président Houngbédji et ses collègues

(Romuald Wadagni attendu à l’hémicycle)

La plénière qui s’ouvre ce jour jeudi 15 décembre 2016 au Palais des gouverneurs se penche sur le volumineux document représentant la loi de finances gestion 2017. Les députés, toutes tendances confondues, procèderont à son étude minutieuse, en présence du gouvernement, représenté par le ministre des Finances, Romuald Wadagni.
La journée sera probablement longue pour les élus du peuple, appelés à dédouaner le tout  premier Budget Général de l’Etat, exercice 2017, du gouvernement du Nouveau départ. C’est un secret de polichinelle que cet ambitieux BGE, évalué à 2010 milliards, est confectionné pour booster le développement socio-économique du Bénin, à l’ère du président Patrice Talon. Il aura fallu des semaines de travaux en commission pour qu’on en arrive à la plénière de ce jour. Le volumineux document retrace les ressources et les dépenses de l’Etat pour l’année 2017. Les députés de tous bords ont contribué, à travers des amendements pertinents, à l’amélioration du document qui servira ce jour de support de travail. Sur 40 amendements retenus par la commission budgétaire, le ministère des Finances, a jugé 28 favorables, 1 favorable sous condition, 4 partiellement favorables et 7 défavorables. C’est dire donc que le ministre des Finances Romulad Wadagni, tenant compte des innovations contenues dans le BGE 2017, et de la vision du gouvernement du nouveau départ sur le Bénin dans les années à venir, a su cadrer les amendements faits par les députés. C’est sans doute ce qui a traduit le chorus fait sur le rapport général de la Commission budgétaire, en début de semaine, avec son vote à l’unanimité. La nuit sera peut-être longue pour permettre aux députés, ayant participé, aux travaux en commission ou non, de voir et d’analyser, de fond en comble, les options faites par le gouvernement. Sans aucun doute, le vote à l’unanimité de la plénière se dessine. C’est le souhait légitime du ministre des Finances, Romulad Wadagni, et de tout le gouvernement.
Martin Aïhonnou (Coll)
Ordre du jour séance plénière du jeudi 15 décembre 2016
1-Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt fait par échanges de courriers le 18 décembre 2015 entre la République du Bénin et Exim Bank de Chine dans le cadre du financement du Projet d’aménagement du barrage hydroélectrique d’Adjarala
2-Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt concessionnel signé le 12 juillet 2016 entre la République du Bénin et Exim Bank de Chine dans le cadre du financement du Projet d’aménagement du barrage hydroélectrique d’Adjarala,
3-Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Washington aux Etats Unis d’Amérique le 7 Octobre 2016 entre la République du Bénin et l’Association Internationale de Développement (AID) dans le cadre du Projet d’appui à la gestion des investissements public via la gouvernance,
4-Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Cotonou le 15 septembre 2016 entre la République du Bénin et l’Association Internationale de Développement (AID)  dans le cadre du Projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier
5-Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord d’Istina’a signé à Djeddah le 8 août 2016 avec la Banque Islamique de Développement (BID) dans le cadre du financement partiel du projet de route Bétérou-Tchaourou-Frontière du Nigeria
6-Projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de service Ijara signé à Djeddah le 8 août 2016 avec la Banque Islamique de Développement (BID) dans le cadre du financement partiel du projet de route de la route Bétérou-Tchaourou-Frontière du Nigeria
7- Examen du Projet de Loi de Finances gestion 2017
Pourquoi le « oui » ? 
Beaucoup ont suivi l’actualité parlementaire ces dernières semaines avec intérêt, mais également interrogations, puisqu’il s’agit de passage des ministres et des présidents d’institutions devant la Commission budgétaire. Avec intérêt parce que c’est pour la première fois que les membres du gouvernement du Nouveau départ font ce genre d’exercice qui impose la maîtrise des données contenues dans leurs budgets respectifs. Mais pour ce coup d’essai, ce fut un succès pour les membres du gouvernement. La plupart des présidents d’institution de la République n’étaient pas à leur première expérience et leur prestation avec réussite ne surprend personne. La  Commission budgétaire, présidée par le député Raphaël Akotègnon, n’a visiblement pas eu des difficultés pour comprendre le budget de l’Etat, exercice 2017. Il reste cependant à le soumettre à l’examen  de tous les députés, au cours  de  la plénière de ce jeudi 15 décembre 2016.  Au regard de l’ambiance qui a prévalu lors des travaux en   commission, tout porte à croire que c’est un « oui » qui sanctionnera ce dernier examen. Ce qui confirmera tout le bien qu’on pense du ministre de l’Economie et des finances, Romuald Wadagni, et des cadres de la Direction générale du Budget. Le travail titanesque abattu pour décliner les orientations de ce budget a commencé par porter ses fruits quand le ministre des Finances s’est présenté pour la première fois devant la Commission pour annoncer les couleurs. Le jeune ministre Romuald Wadagni a sorti le grand jeu face à des députés remuants et accrocheurs, qui portaient des doutes et manifestaient la méfiance sur le montant, parce que convaincus que le gouvernement de Patrice Talon n’a pas les moyens de ses ambitions dans un contexte de récession économique et d’une situation inconfortable dans laquelle le Nigéria s’est retrouvé. Or, leurs craintes et doutes n’étaient pas justifiés. Le projet de loi de finances est certes très ambitieux, mais il est réaliste, ont démontré Romuald Wadagni et les autres membres  du gouvernement à commencer par le ministre d’Etat en charge du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Plus de 1000 milliards de francs Cfa pour les dépenses de service et de fonctionnement, un peu plus de 800 milliards d’investissements dans les projets structurants et de développement, le gouvernement du Nouveau départ a affiché ses ambitions pour relancer l’économie béninoise.  Dans l’attente de l’étude de la loi de finances, gestion 2017, par les députés, les vents tournent déjà en faveur de l’Exécutif, puisqu’il a réussi à dissiper les doutes qui grandissaient dans les têtes. Si aux yeux des observateurs, le jeu est déjà fait, il n’est pas exclu, selon certaines indiscrétions, que des points d’achoppement soient soulevés avant d’être aplanis. C’est par exemple, l’introduction de la vignette pour un montant de 30000 FCfa par voiture. Les députés ont souhaité que ce point soit supprimé, mais le gouvernement y tient.
FN