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cnsrLe Centre national de sécurité routière (Cnsr), annexe Zou-Collines, Mono-Couffo, en collaboration avec la Direction départementale de la Police républicaine (Ddpr) Zou, sensibilise les usagers de la route sur l’excès de vitesse. L’opération qui a démarré le lundi 23 avril 2018 dure 5 jours avant la phase répressive prévue probablement pour le début du mois de mai. 

L’excès de vitesse ne sera plus admis sur les axes routiers au Bénin. Ainsi en a décidé le gouvernement qui a doté chacune des Directions départementales de la Police républicaine de deux radars mobiles appelés cinémomètres. Cet appareil ultramoderne permettra de détecter, à distance, les conducteurs indélicats qui s’adonnent à l’excès de vitesse sur les routes. En attendant la phase répressive qui démarre probablement en mai prochain, une phase de sensibilisation est en cours et se poursuit sur les différents axes routiers. Cette semaine, l’opération est  menée sur l’axe routier Dassa-Zoumè-Bohicon à hauteur de Setto puis sur l’axe Bohicon-Cotonou à la latitude de Cana. Abomey et Bohicon ont également reçu le corps de contrôle composé des éléments du Cnsr/Zou-Collines et un détachement impressionnant des agents de la Police républicaine. Conduite par Ramani Kassoumou, le chef annexe Cnsr Zou-Collines et le Ddpr adjoint, Pierre Antoine Loko, il a permis d’interpeler plusieurs conducteurs en excès de vitesse. Même un colonel des Douanes n’a pas échappé à ce contrôle. Des conducteurs de véhicules administratifs ont été aussi épinglés. C’est dire donc qu’au moment de la répression, il n’y aura pas de favoritisme ni de clientélisme. La loi sera appliquée à tout contrevenant sans exception. Une fois tombés dans la nasse, conducteurs et passagers sont conscientisés. Dans ses explications, le Ddpr/adjoint, malgré la grise mine du colonel, a fait passer son message. Il a insisté sur les risques encourus lorsqu’on fait la vitesse. « Un conducteur en excès de vitesse a un champ visuel réduit, son temps de réaction en cas d’obstacle est lent.  Il n’est pas concentré sur la chaussée et s’expose aux risques de dérapage », a-t-il enseigné. Selon Ramani Kassoumou, cette action s’inscrit dans le cadre des réformes sécuritaires engagées par le gouvernement et qui visent à garantir la sécurité sur les routes afin de réduire les cas d’accidents mortels de la circulation. Dans la mise en œuvre, le Ca/Cnsr Zou-Collines et Mono-Couffo n’entend pas faillir à sa mission. Il met alors en garde les conducteurs de bus qui se croient tout permis. « Les conducteurs de bus se comportent comme les maîtres de la route alors qu’elle doit être partagée tout en priorisant les piétons. Cette règle est malheureusement foulée aux pieds. Il est maintenant temps de siffler la fin de ce désordre qui n’a que trop duré sur nos routes. Lorsqu’ils seront épinglés, ils feront les frais », a-t-il averti. Au regard de l’importance de cette  lutte, conducteurs et passagers ont promis de changer de comportements.

 Zéphirin Toasségnitché

(Br Zou-Collines)