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patrice-nobimèAprès l’exclusion du  député de la 16ème circonscription, Patrice Nobimè, du parti Restaurer l’espoir de Candide Azannaï, samedi dernier, une mise au point s’imposait. Le député l’a faite sur sa page Facebook, mardi 10 octobre 2017. Un brin déçu, mais serein, il dit faire des choix, non pas pour ses intérêts personnels immédiats, mais pour l’intérêt général. Lire l’intégralité de son intervention.
Mes chers Compatriotes ! Je voudrais, avant toute chose, exprimer mes sincères remerciements à toutes les personnes qui m’ont témoigné leur solidarité suite à la décision de mon exclusion du parti « Restaurer l’Espoir ». Je prends acte de cette décision dont j’attends la notification.
Au lendemain des assises de la Conférence des forces vives de la Nation, nous avions doté,  avec  engouement et une grande fierté,  notre pays d’une Constitution qui stipule en son article 5,  que les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la Charte des partis politiques. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie, de l’intégrité territoriale et de la laïcité de l’Etat. Ainsi, tout parti politique démocratique est censé promouvoir à l’interne et à l’externe, la  liberté d’expression et l’acceptation de la contradiction. Or, certains partis politiques dans notre pays fonctionnent comme des sociétés privées, font entrer qui ils veulent et font sortir qui ils veulent et n’admettent pas de ce fait la contradiction. Si mon exclusion du Parti Restaurer l’Espoir par Candide Azannaï est dû à mon attachement aux principes démocratiques, alors je laisse le peuple souverain à qui j’ai un grand estime d’apprécier.

Mes chers Compatriotes !
J’ai deux principes qui me caractérisent : le respect de l’autorité établie parmi les hommes,  car toute autorité vient de Dieu. Egalement, je suis attaché au principe de la responsabilité et du respect de la parole donnée. Lorsqu’on pose un acte, on l’assume jusqu’au bout. Je suis attaché à ces deux valeurs et par respect à ces deux principes, j’assume mon choix jusqu’au bout. C’est en cela la grandeur d’un homme politique.
Qu’il vous souvienne que lors de la dernière élection présidentielle de 2016, nous nous sommes battus contre vents et marrées pour porter au pouvoir Patrice Talon,  qui dès sa prise de pouvoir, a amené de courageuses réformes dans tous les secteurs de notre pays afin d’engager notre pays, le Bénin,  sur la route du développement. Ces réformes visent à corriger les carences de la gouvernance de l’équipe précédente marquée par le régionalisme, la corruption à grande échelle, les fraudes sur tous leurs aspects, la politisation de notre administration,  la gabegie financière et les concours frauduleux. Nous trouvons donc nécessaire  qu’il faut engager de vraies réformes constitutionnelles, politiques, économiques et sociales.

Mes chers Compatriotes !
Les difficultés que connaît notre pays sont inhérentes aux réformes annoncées par le Président de la République, Patrice Talon. Après chaque décision ou acte du Gouvernement, j’analyse avant tout,  l’impact positif à court, moyen et long termes sur le bien-être et l’épanouissement du peuple. Tout acteur politique qui aime le peuple souverain doit réfléchir dans ce sens et dans ces conditions, nous ne pouvons que soutenir le gouvernement à travers ces réformes capitales pour la construction d’une Nation forte et prospère.

Mes chers Compatriotes !
Je n’agis pas par intérêt personnel ou par émotion, mais j’agis par conviction pour l’intérêt supérieur du peuple souverain et de la Nation. Je crois au développement de notre pays à travers la mise en œuvre des réformes. Je crois à la réussite de Patrice Talon de relever notre pays. Je suis optimisme à l’amélioration effective des conditions de vie et de bien-être de nos populations. C’est ce qui oriente mes votes de lois qui cadrent bien avec le développement de notre pays. Ceux qui sont auteurs des actes de détournement, de gabegie et autres complots pour maintenir le peuple dans la pauvreté seront rattrapés tôt ou tard par l’histoire. Je demeure optimiste à la gouvernance du Président Talon et demande au peuple Béninois de croire aux actes politiques que je pose. Mon éducation ne me permet pas de bafouer les intérêts du peuple souverain. Je vous réitère donc mon engagement à ne servir que l’intérêt général de la Nation.
Vive la démocratie,
Vive le Bénin,
Je vous remercie.
Honorablement vôtre…

Patrice Nobimè Agbodranfo