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Jeacques AyadjiLe mercredi 26 septembre 2018, Jacques Ayadji, Directeur général des infrastructures a effectué une visite de chantier sur les infrastructures en construction. Objectif, voire l’évolution des travaux et donner les instructions nécessaires.

Les chantiers routiers dans les départements de l’Atlantique et du Littoral lancés par le gouvernement du président Patrice Talon évoluent à grands pas à l’exception des chantiers confiés à l’entreprise  Ebomaf. C’est le constat fait par Jacques Ayadji et son équipe sur le terrain. Première étape de cette visite, la route des pêches. Sur le chantier, Abdou Mahamadou, chef de la mission de contrôle a affirmé que le taux d’avancement des travaux s’élève à 56% et le chantier sera livré en mars 2019. Il pourrait y avoir des confortatifs si l’administration l’autorisait, et le délai de livraison pourrait être rallongé de 3 mois. « Dans deux mois, les travaux d’assainissement seront achevés », a-t-il laissé entendre. A sa suite, Tirbuce Siton, directeur des travaux, a expliqué que le retard constaté dans l’exécution des travaux est dû à la libération de l’emprise. « Les travaux sont subdivisés en trois lots, mais les deux premiers tronçons sont exécutés à 80%. Les travaux confortatifs sont prévus, mais nous attendons sa validation par l’administration routière », a-t-il affirmé. Après cette étape, cap a été mis sur le chantier de construction du pont de Womey.

 Sogéa Satom reçoit des félicitations

 Sur le chantier de construction du pont de Womey, la satisfaction de Jacques Ayadji et sa suite a été totale. En effet, Sogea Satom, l’entreprise chargée des travaux avance à grands pas. Pour Gianni Cualdi, chef de mission de contrôle, le niveau d’avancement physique des travaux est de 63% et le taux financier 58,6%. A sa suite, Sosthène Boko, directeur des travaux du chantier a rassuré que l’ouvrage principal sera prêt en décembre 2018. Il a aussi indiqué que la réalisation des voies d’accès sera effective dès que le réseau de la Soneb sera déplacé. A cette occasion, le directeur général des infrastructures a félicité l’entreprise Sogea-Satom pour son professionnalisme dans la conduite des travaux. Selon lui, ce qu’il a vu sur le chantier est conforme aux rapports qui lui ont été faits. C’est pourquoi, il a invité les entreprises nationales et sous-régionales à se crédibiliser en prenant au sérieux la conduite des chantiers que l’on leur confie. Profitant de cette descente, le chef de mission de contrôle a sollicité l’accompagnement du Directeur général des infrastructures afin que la glue qui est utilisée sur le chantier serve jusqu’à la fin des travaux avant d’être déplacée vers le pont de la Sota. Cela permettra de ne pas ralentir le chantier du pont de Womey. Répondant à cette préoccupation, Jacques Ayadji a rassuré que cela dépend de l’entreprise Sogea Satom. « Si nous avons l’assurance qu’une brigade de l’entreprise sera au niveau de la déviation pour surveiller les éventuelles dégradations et les corriger au fur et à mesure, nous allons proposer cela au gouvernement et je pense bien qu’il ne va pas opposer un refus », a-t-il dit.

 L’étape de Cococodji-Hèvié-Calavi-Kpota

 La visite de chantier s’est poursuivie avec le tronçon Cococodji-Hèvié-Calavi-Kpota. A ce niveau, le constat est amer. L’entreprise Ebomaf qui est chargée des travaux est défaillante. En effet, aucun signe visible de la présence de l’entreprise n’a été remarqué sur le chantier. Cet état de chose a très tôt alimenté la polémique au sein des populations qui ne sont pas du tout contentes de l’entreprise Ebomaf. Face à ce tableau peu reluisant, Pierre Aho, chef de la mission de contrôle a rappelé qu’actuellement, l’entreprise a suspendu les travaux pour cause de pluie. Mais il a été demandé à l’entreprise de continuer avec les travaux d’assainissement et surtout de profiter de ce temps de suspension pour rééquiper le chantier. Arouna Mouhamed, Directeur des travaux a tenté d’expliquer les tares de l’entreprise. A l’entendre, cette situation est due à la suspension des travaux, mais tout rentrera dans l’ordre dès la reprise des travaux.

« Nous allons travailler à corriger toute les imperfections relevées et je vous rassure que le chantier va connaître une accélération », a-t-il affirmé. Mais le Directeur général des infrastructures n’est pas allé du dos de la cuillère pour dire sa désolation. Selon Jacques Ayadji, il y a un manque de sérieux dans la conduite des travaux. Les garantis de sécurité ne sont pas assurées et on ne sent pas la perfection. « On dit les mêmes choses sur tous les chantiers confiés à Ebomaf. « Vous banalisez le maître d’ouvrage qu’est la direction générale des  infrastructures et ça ne peut pas continuer ainsi. A un moment donné, il faut siffler la fin de la récréation », a-t-il laissé entendre. Sur la prorogation du délai de suspension demandé par l’entreprise, le Directeur général des infrastructures, dans un ton ferme, a été péremptoire : « il n’y aura pas de prorogation. Organisez-vous pour redémarrer le chantier ». La dernière étape de cette tournée de visite de chantier a été la voie Missésinto-Zinvié-Sèdjèdénou-Zinvié long de 32km. Là aussi, le constat n’est pas différent du chantier précédent, puisque c’est toujours l’entreprise Ebomaf qui est encore à la manette. Les voies de déviation n’ont pas été tracées, la voie n’a pas été nivelée et c’est un véritable calvaire pour la population riveraine. Devant la presse, Arouna Mouhamed, directeur des travaux, n’a pas eu autre choix que de présenter des excuses aux populations avec la promesse le trafic sera rendu accessible d’ici une semaine pour soulager les peines des populations. Egalement, l’entreprise Ebomaf a pris des engagements fermes pour conduire avec célérité et professionnalisme les chantiers afin de donner un nouveau visage à ces infrastructures. Tout en prenant acte de cette envie de mieux faire de l’entreprise, Jacques Ayadji l’a invitée à changer de paradigme afin de mériter davantage la confiance du gouvernement.

 Armel Nelson Avadémey