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Le Chef d’Etat-major général, Laurent Amoussou a ordonné la manoeuvre

A travers un exercice de simulation dénommé Lynx 2, les forces de défense et de sécurité, préparent une riposte à une éventuelle attaque terroriste de la capitale économique. La manœuvre conjointe, a été ordonnée par le Général Laurent Amoussou, Chef d’Etat-major général des armées béninoises au moyen d’un point de presse qui a eu lieu hier lundi 12 décembre 2016, dans l’enceinte de l’Etat-major.

Les forces de défense et de sécurité s’aguerrissent face aux terroristes. La manœuvre dénommée Lynx 2 a pour champs de théâtre, les quartiers de Xwlacondji et de Fidjrossè dans la capitale économique. L’opération intègre l’exercice destiné aux cadres pour le commandement et les manœuvres de terrain avec les troupes. Elle démarre le jeudi 15 pour prendre fin le samedi 17 décembre 2016. Durant les trois jours de l’opération, le Général Laurent Amoussou demande aux populations des deux quartiers ciblés à Cotonou de ne pas s’affoler des manœuvres militaires qui entrent dans le cadre d’entrainement des différentes unités militaires. D’ailleurs Lynx 2 comporte un volet social connu sous le vocable « Armée-Nation ». En vue de renforcer ce lien, Armée-Nation, il sera organisé des actions médicales gratuites au profit des populations de Cotonou. A cet effet, le médecin capitaine Lévi Agniwo, a fait savoir que les populations peuvent faire le dépistage de diabète sucré, le planning familial, et bénéficier des soins de la médecine générale. Les consultations se feront au centre de santé de Xwlacondji. Le Génie militaire quant à lui réalisera des travaux de reprofilage et de rechargement de certains axes routiers à Fidjrossè au titre des actions civilo-militaires.

Objectifs de la manœuvre

L’autorité militaire, en ordonnant l’opération Lynx 2, vise des objectifs précis. Dans ce sens, Lynx 2 est un exercice d’engagement des forces de défense et de sécurité dans une manœuvre asymétrique qui simule une attaque terroriste sanglante, des prises d’otages à l’intérieur d’objectifs hautement significatifs. Elle s’inscrit dans le cadre de leur entrainement régulier et vise, primo, à évaluer la capacité opérationnelle des forces armées béninoises, la gendarmerie et la police nationale. Secundo, l’opération permettra d’évaluer leur interopérabilité. Enfin, leur aptitude à mener des actions coordonnées et leur potentiel logistique. Le Bénin n’est directement sous aucune menace terroriste. Cependant, en raison des motifs qui justifient les attaques ailleurs dans le monde, il est prudent de prendre des mesures préventives. Il faut signaler que la participation du Bénin à la lutte contre cette forme de déstabilisation des Etats le place dans le viseur des terroristes.

Jean-Claude Kouagou