Spread the love

boni_yayi_04-2-e6432 Moins d’une semaine après le départ du président Yayi Boni, les preuves irréfutables des pratiques budgétivores qui caractérisaient sa gouvernance surgissent. Au nombre de celles qui ont impliqué quasiment tous les corps de la nation, figurent les multiples déjeuners et dîners offerts à la présidence de la République aux frais de la princesse. De sources généralement bien informées, une ardoise de plus d’1 milliard de francs Cfa est restée impayée jusqu’à son départ du pouvoir.

Les opérateurs économiques qui ont accompagné l’ex-président de la République dans sa volonté de faire manger quasiment tous les Béninois à la Marina n’ont pas le cœur tranquille. Car, de sources proches de l’intendance de la présidence de la République, les factures restées impayées sont salées (plus d’1 milliard de francs Cfa) et il y a des craintes que celles-ci ne se comptent pas parmi les priorités de la nouvelle administration présidentielle. Pour certaines indiscrétions, tout se passait, au cours des dernières semaines de la gouvernance Yayi, comme s’il y avait une volonté manifeste de laisser une lourde ardoise au nouveau régime. Les dépenses étaient engagées sans ménagement et aucun engagement au nom de l’Etat ne faisait l’objet de circonspection. Pour ce qui relève des frais de restauration, tous les abus étaient tolérés. Alors que nombreuses étaient les personnalités de la nation qui boudaient lesdits banquets, le chef de l’État sortant, qui en avait l’habitude, n’a eu de cesse de multiplier les déjeuners et dîners au palais. Quasiment tous les corps de la nation y étaient conviés. Les hommes armés en tête de peloton, suivis du personnel civil de la présidence, les policiers, les membres du corps diplomatique, etc. et même les journalistes, dit-on, y ont défilé pour partager des repas copieux, voire insolents. Tout se passait comme dans un îlot d’abondance au cœur d’une vaste étendue de désert marqué par la misère que vivaient la plupart des Béninois. Pendant que les gens se gavaient, digéraient et jouissaient, peu d’entre eux savaient que les factures étaient loin d’être liquidées. Bien au contraire, d’importantes factures comptant pour des festins antérieurs restaient impayées avant même cette dernière série de banquets présidentiels de fin de règne. Aujourd’hui, les prestataires de services qui ont rendu possibles ces caprices du prince sont bien inquiets et croisent les bras en attendant de savoir à quel saint se vouer pour entrer en possession de leurs fonds.

 FN